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Les critiques musicales de l’été

Chaque mois, L’Incorrect sélectionne pour vous le meilleur et le pire de l’actualité culturelle. Perles rares ou navets survendus, authentiques exploits ou pathétiques arnaques, ici se poursuit l’ambition de distinguer. À rebours de la tyrannie du médiocre, du politiquement convenable et du consensus, nos critiques vous redonnent le sens des hiérarchies. Place aux critiques musicales de l'été.

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© Louis Lecomte pour L'Incorrect

Revanche sur le bon goût

There is no time, church of the cosmic skull, Septaphonic, 13 €

Les sectes et cultes divers ont toujours fait bon ménage avec la pop music. On se souvient de Father Yod à Los Angeles, gourou illuminé qui, entouré de ses adeptes, sortit des albums psychédéliques dans les années soixante-dix. Genesis P Orridge, de Psychic TV, était un personnage ambivalent qui utilisait son groupe pour promouvoir son « Temple Ov Psychic Youth ». Les sept membres de la Church of the Cosmic Skull, avec leurs costumes immaculés, pourraient donner l’impression de succéder à de tels mouvements. Alors qu’en réalité, ce groupe prône la liberté de penser et n’utilise les artefacts de la culture pop-sectaire que pour mieux la détourner. Avec ce quatrième album, la bande à Bill Fisher (« Brother Bill ») affine son art en nous offrant un mélange entre glam, hard, progressif et rock FM. Pensez à un mélange entre Black Sabbath, Electric Light Orchestra, ABBA ou encore Fleetwood Mac. Après une grande vague de « bon goût » indé imposé par les tenants d’une certaine critique post-Inrockuptibles, l’heure de la revanche a sonné. Jean-Emmanuel Deluxe


Éspiègleries équatoriennes

Karishina, Helena Recalde, Finca Sud, 17€

« Bayé Oyo » en ouverture donne le ton, c’est que l’album Karishina ne plaisante pas ! Enfin une création andine qui bouleverse les codes et fait voler en éclat les stéréotypes du genre ! Bassiste, contrebassiste et chanteuse équatorienne, Helena Recalde exploite la nostalgie de l’enfance, les rythmes de la côte Pacifique et les partitions andines, le tout dans la justesse de la simplicité. Un trio de choix et quelques invités à la hauteur, le tout mené de main de maître par les lignes de basses de Recalde, plutôt directives et sensuelles. S’ajoutent aux compositions quelques reprises rondement menées, comme « No Valentin », une pépite traditionnelle de l’Amérique du Sud. Son hardi « Campoazul » ose se mesurer – avec succès – au légendaire « Afro Blue » créé par la figure de proue du jazz latin, le percussionniste et chef d’orchestre cubain Mongo Santamaria. Ce morceau a été repris par toute une génération de grands noms du jazz, dont John Coltrane en 1966. Joli culot et brillant second album, mademoiselle Recalde ! Alexandra Do Nascimento [...]

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