Skip to content

Les critiques musicales du mois #36

Les critiques musicales du mois de décembre par Alexandra Do Nascimento, Joseph Achoury Klejmam et François Gerfault.

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© DR

FLAMENCO SURVOLTE

Manifiesta de Mathias Berchadsky, Butano/Inouïe Distribution, 16 €

« J’ai toujours considéré le flamenco comme un terrain de jeu musical, rythmique et harmonique. En Andalousie, le flamenco est une affaire sérieuse, mais n’étant ni andalou, ni gitan, je ne suis pas tenu par ses limites et je me considère libre de cuisiner avec ». Et c’est précisément cela qui est appréciable à l’écoute du Manifiesta de Mathias Berchadsky. L’affranchissement et dix années d’une écriture nourrie d’expériences, de voyages et d’apprentissages qui font de son flamenco – qui reste central dans l’album – une innovation sans clichés. La musique classique, le jazz, la musique juive et la musique carnatique du sud de l’Inde sont autant d’ingrédients de sa cuisine aussi variée que relevée. « Carnatique » désigne à la fois une région indienne et un style musical qui met l’accent sur la structure et l’improvisation par contraste avec l’hindoustanie qui développe avant tout l’expression et le sentiment. Enregistrés avec un panel de musiciens français, espagnols et indiens, certains morceaux proviennent d’une session de février 2020 réalisée à Chennai dans le Tamil Nadu, auprès, justement, d’authentiques musiciens carnatiques. La recette est savoureuse et offre sûrement la meilleure façon de venir au flamenco. Alexandra Do Nascimento

PASTORIUS RESSUSICTE

Remembering Jaco de Multiquarium Big Band, Naïve, 12 €

Il y a trente ans disparaissait Jaco Pastorius, le plus grand bassiste jazz-rock de tous les temps. Nostalgiques de Weather Report, amateurs de basse électrique fretless, amoureux des grands ensembles « cuivrés » : réjouissez-vous ! Le Multiquarium Big Band du tandem Charlier-Sourisse (batterie ; piano- orgue Hammond) invite le bassiste Biréli Lagrène, qui a décidé de faire revivre le génie disparu en reprenant les illustres Teen Town, Continuum, Used to be a cha cha… Là où l’on aurait pu redouter un hommage trop poli, on redécouvre au contraire le charisme musical particulier et l’énergie brute du maître, incarné avec dextérité et élégance par Biréli Lagrène, lequel relève un défi de taille. En 1985, dans un club de New York, Lagrène, alors guitariste, rencontre Pastorius et le maître l’invite sur scène. Ils joueront jusqu’au petit matin. Pastorius le conviera l’année suivante sur sa tournée européenne. C’est sous l’impulsion du bassiste que Biréli Lagrène adoptera lui-même ce nouvel instrument. Alors félicitations, monsieur Lagrène ! En fermant les yeux, on jurerait qu’il est là, celui qui influença des générations de musiciens et demeure aujourd’hui encore, la référence. ADN[...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest