Les Européens couinent sur le Grand Remplacement. bon… Mais le Grand Remplacement n’est pas nouveau. Et il y a même des grands remplacements heureux ! Au Luxembourg, par exemple, il y a présentement 47,4 % d’étrangers, avec un pic à 70 % à Luxembourg ville. En 1843, il y avait, en tout et pour tout, 243 étrangers dans l’ensemble du Grand-Duché.
Mais les Luxembourgeois sont vachement contents de voir tous ces immigrés. Il faut dire que là-bas les remplaçants, ce sont avant tout des Portugais (25 % de la population) et des fonctionnaires de la communauté européenne ou des développeurs Google. Des CSP +++ qui leur amènent du pognon.
Lire aussi : 1976 : l’année maudite
Le Luxembourgeois est donc ravi de se faire grand-remplacer. Il y participe d’ailleurs activement (1,37 enfant par femme). Tellement zélé que d’ici quelques décennies, les derniers bûcherons et cafetiers autochtones devraient logiquement avoir disparu. Tranquillou ! Et avec la bénédiction du grand sachem local, Henri ! Le Luxembourg a donc accepté son Grand Remplacement. Pour un PIB confortable et une place d’agent d’assurances. D’autres branle-petits l’ont, eux, accepté pour un emploi à la RATP. Les Français par exemple.
Car aujourd’hui, la population européenne découvre son Grand Remplacement par des populations exotiques. Mais elle a préparé elle- même ce Grand Remplacement depuis, en gros, la guerre de 14. Par tout un tas de petits remplacements : acculturation des populations enracinées, fin des langues régionales, aquoibonnisme, petits profits de court terme en vendant sa maison de famille au village à des richous ou tout son pays comme les Luxembourgeois. Le Grand Remplacement était inscrit dans les gènes de tous les pays qui ont connu la révolution industrielle, la désertification rurale, la révolution sexuelle des années 60-70 et l’agonie de la religion comme ciment social et moral.
Il y a 50 ans de cela, un Breton décatholicisé et francisé arrivant à Paris se mariait avec une Occitane du même modèle et leurs rejetons convolaient à leur tour avec des Picardo-Italiens ou des Gascono-Dauphino- Espagnols. Aujourd’hui, leurs petits-enfants corniauds se font engrosser par des Maliens ou des Soudanais. Logique ! Les couples purement français, eux, ne font même plus de gosses ! Parce que ce n’est (officiellement) pas bon pour la planète et que (en réalité) les gosses ça empêche d’avoir une vie d’adulescent jusqu’à 50 ans. Société du loisir. Société de la pilule et de l’avortement. Jouisseurs.
Lire aussi : Ateliers nationaux : aux origines de la grève
Le Grand Remplacement n’est pas uniquement un déplacement massif de population orchestré par Soros et toutes les sournoises officines secrètes dont L’Inco a la liste, mais un élargissement de petits remplacements que nos civilisations modernes, mécanistes, tertiairisées, universalistes, indifférencialistes et nomadistes ont prônés, entretenus, encouragés. La fin de l’homme traditionnel, enraciné, religieux et localisé a ouvert la porte à l’homme mondial occidental. Et l’homme mondial occidental a tout externalisé. Sa production manufacturière (en Chine). Le vidage de ses poubelles et le coup de chiffon sur son bureau (par Fatoumata, la sympatoche femme de ménage de « Nettoyage Service »). Sa démographie (par toute l’Afrique). Sa spiritualité (il est un peu bouddhiste, n’y comprend pas grand-chose mais à des gros Bouddha marrants un peu partout). L’homme mondial occidental a même externalisé sa langue puisqu’il passe sa journée à parler anglais dans des « calls » avec la filiale de Hong-Kong.
Avant de gueuler comme des cons devant CNews en direct de Lampedusa, interrogeons-nous sur nos « auto-petits remplacements » du quotidien, bondieu !





