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Liberté d’expression : à chacun son maccarthysme

Dans le cadre des régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, Andréa Kotarac (RN) et Najat Vallaud-Belkacem (PS) se sont écharpés sur le bien-fondé des subventions publiques destinées aux artistes qui insultent la France.

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© Valentin Deniau pour L'Incorrect

Andréa Kotarac, le candidat dirigeant la liste du Rassemblement national aux élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, a proposé de supprimer les subventions publiques aux artistes qui insultent la France. Aussitôt Najat Vallaud-Belkacem, son adversaire socialiste, a crié à la haine et dénonce les menaces contre « la liberté de pensée, d’expression et de création ».

Il faudrait simplement rappeler ici à notre ancienne ministre de l’Éducation le sens des mots. Andréa Kotarac n’exige pas d’interdire à ceux qui injurient notre pays de s’exprimer. Il réclame uniquement qu’ils ne vitupèrent pas aux frais des contribuables. Une nouvelle fois, Najat Vallaud-Belkacem confond tout à dessein. Mais il s’avère facile de comprendre les raisons de sa prise de position. Depuis de nombreuses années, la gauche s’assure la domination de l’espace culturel grâce à l’argent public. En subventionnant largement les artistes de son bord, la gauche a constitué un puissant outil de propagande qu’elle entend bien conserver. Ce système repose désormais essentiellement sur les financements provenant des mairies ou des régions. Or tout cet univers clientéliste, bâti par le parti socialiste, risque de s’effondrer si cette formation politique en déliquescence continue à s’enfoncer dans des bérézina électorales successives. Il lui faut par conséquent mobiliser les peurs pour tenter de sauver ce qui pourrait encore l’être.

L’exigence de neutralité devrait s’imposer. À défaut, l’art s’expose à devenir une propagande plus ou moins officieuse au service de nos gouvernants.

Les effarouchements de Najat Vallaud-Belkacem s’expliquent donc par des considérations politiciennes. Cependant, ces déclarations révèlent aussi d’une conception très étrange de la notion de liberté d’expression. [...]

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