« Catherine, 50 ans et divorcée deux fois de deux gros cons. Oui, je suis un peu fofolle, un peu fun, attachante… et un peu chiante. Attachiante ? Ça me correspond bien. Attention : qui s’y frotte s’y pique ! » peut-on lire sur des dizaines de milliers de profils de sites de rencontres. Des femmes se sont trouvé un trait de caractère fondamental qu’elles ont résumé en un néologisme qui les unit toutes : attachiantes. Dans ce mot, ce n’est pas la première partie qui est à retenir, c’est la seconde. Elles sont d’abord et avant tout chiantes, casse-bonbons, casse-noix, casse-couilles.
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Il est en effet plus facile de se dire « attachiante » que d’avouer aux autres et de s’avouer à soi-même qu’on est tout bonnement hystérique, selon la définition classique et clinique du docteur Charcot. Genre de féministes obsédées par les mecs, qu’elles tentent par tous les moyens d’attirer dans leurs filets, les « attachiantes » n’ont même pas l’intelligence élémentaire de masquer le défaut qui rend la vie de couple impossible. Fières de leur état insupportable au commun des mortels de sexe masculin, on leur reconnaîtra au moins ne pas être douées dans l’art de la manipulation.
Attachiante est un mot à usage unique, facile à retenir, un peu bêbête ; on l’emploiera plus volontiers au second degré qu’au premier, faute de quoi on se posera des questions sur la santé mentale de son interlocuteur.





