Skip to content

L’Incomiste débat : la décroissance, une fausse bonne idée ? 2/2

La décroissance est un terme qui a fait irruption dans le débat public au milieu des années 2000. Ce terme synthétise une doctrine économique qui prône un recul de la croissance par la sobriété, pour réduire la consommation de matières brutes et d’énergie, et réduire le réchauffement climatique. Cette voie inédite dans l’Histoire est-elle une utopie dangereuse à potentiel totalitaire ou un tournant indispensable pour notre survie ? Partie 2 : La décroissance n’est pas pas négociable.

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© DR

La décroissance s’impose pour préserver nos ressources énergétiques qui sont limitées et vouées à connaître chacune leur pic d’extraction. De plus, le réchauffement climatique nous oblige à revoir radicalement notre mode de vie.

N’y a-t-il pas économiste plus correct que celui qui pense que l’économie dépend majoritairement de trois facteurs : le capital, le travail ainsi que le progrès et qu’une bonne partie de cette science sérieuse est de penser leurs rapports ? L’économie est fondamentalement une grande machine à transformation et ces transformations ne peuvent se faire sans énergie (pétrole, gaz, charbon, nucléaire, biomasse et autres renouvelables). Aucune entreprise, même dirigée par le plus grand entrepreneur- innovateur-créateur de valeur, ne peut faire le moindre chiffre d’affaires sans énergie. Énergie sous forme de corn-flakes le matin, énergie encore sous forme pétrolière pour faire avancer sa voiture, énergie toujours sous forme électrique et nucléaire pour envoyer son e-mail et le stocker dans plusieurs data centers. L’énergie est la variable qui est la mieux corrélée au PIB mondial et ce depuis que le PIB est mesuré. La « croissance » est, avant toute chose, la croissance de l’énergie disponible et consommée.

Pic d’extraction

L’énergie mondiale est très fortement fossile (80 % sont issus du pétrole, du gaz et du charbon). Or une chose est certaine : toutes les énergies fossiles connaîtront, tôt ou tard, un pic d’extraction c’est-à-dire un moment où la production baissera, en tendance, de manière inexorable. Prétendre l’inverse équivaut à postuler une quantité illimitée de ressource. C’est impossible sur terre. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest