Le 8 novembre 2023, M. Macron s’est rendu officiellement au Grand Orient de France, rue Cadet, pour y célébrer avec lui son 250e anniversaire, en présence d’autres obédiences. Seul M. Hollande, avant lui, avait fait une telle démarche sous la Ve République, le 27 février 2017.
Il n’est pas inutile de s’y reporter à la veille de l’introduction, probable selon le cours des choses, de l’avortement dans la Constitution.
Cette visite, qualifiée de « déplacement exceptionnel »par les organes de l’Élysée, ne fut pas seulement de courtoisie mais bien de collusion. Le contenu de l’allocution donnée à cette occasion, qui va bien au-delà des propos jadis tenus par le président socialiste, ne laisse aucun doute sur ce point.
Cette allocution est publique. Elle peut être écoutée ICI sur YouTube. On serait même tenté de dire : elle doit être écoutée. En effet, elleéclaire autant la psychologie de son auteur que les forces politiques qu’il est venu flatter.
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Encore que le début de cette allocution soit gris, lourd, artificiel, semblable à un exposé d’étudiant puisé sur Wikipedia, c’est bien tout M. Macron qui s’y manifeste, par le vide de son esprit. Toujours à l’aise dans l’expression infatigable de l’emphase, qui semble le gorger de satisfaction de soi, sans que l’on sache vraiment s’il perçoit la portée de ce qu’il dit, M. Macron excelle dans l’exercice de la sincérité. Son discours est celui d’un marchand d’aspirateurs, en représentation permanente, dont il est permis de penser qu’il pourrait tout autant servir la promotion de produits contraires.
Le président de la République précise d’emblée à son auditoire qu’il est un « profane ». Ce terme relève notamment du vocabulaire maçonnique. D’origine religieuse, il désigne « celui qui se tient devant le temple ». En l’occurrence pour y entrer. Ou pour y faire à tout le moins un « coucou ! » complice. Le Grand Orient, sur son site, indique que « l’initiation ne se limite pas à la cérémonie qui fait d’un profane un franc-maçon. C’est un état d’esprit, une ouverture vers le monde et une démarche d’introspection profonde. L’initiation n’est que le début d’un processus de libération de l’esprit et de l’être. » Ce processus est analogue à celui d’une conversion, ce qui ne doit rien au hasard.
Une contre-Église
Cette précaution prise,M. Macron se livre à l’éloge du Grand Orient, de sa tradition et de ses membres. Il donne acte à son auditoire, en tant que président de la République, et comme si cela allait de soi, que la maçonnerie est l’âme de cette dernière, au service de la « liberté de l’être humain ». Elle est en quelque sorte le cœur de son corps mystique devant lequel M. Macron vient s’incliner.
La mission de cette institution, dit-il, est de conduire une « maïeutique utile pour le pays et pour la République », afin de les maintenir l’un et l’autre dans l’ordre intellectuel et moral convenant à cette dernière. M. Macron aime bien ce mot de « maïeutique », plusieurs fois répété. Il faut reconnaître qu’il décrit parfaitement le travail tenace et résolu opéré par cette société de pensée sur le corps politique et ses membres, afin « d’engendrer » ces derniers à une humanité nouvelle, sous des cieux nouveaux.
Il faut savoir gré à M. Macron, également, d’attribuer distinctement « l’utilité » du travail maçonnique au « pays » et à la « République », et cela pour deux raisons.
La première est que cette utilité n’est pas la même dans les deux cas. Le travail maçonnique est « utile »au pays au sens où un instrument est utile pour faire monter une pâte ; il est le moyen de sa manipulation. Tandis que ce travail est « utile » à la République au sens où, par elle, la franc-maçonnerie tend à imposer sa vision inversée du monde.
La seconde raison est qu’en effet « pays »et « République » ne s’identifient pas. La République n’est pas la France. Il est juste et salutaire de le marteler, ainsi que l’ont fait notamment Charlotte d’Ornellas, Éric Zemmour ou, bien avant eux, Jean Raspail. Elle n’est même pas, d’ailleurs, un simple régime politique. La République est une construction et un processus idéologiques, au sens technique de ce terme, appliqués à la France. Elle est « l’Idéologie majeure »écrivait le même Raspail en 2004. C’est la raison pour laquelle, en particulier, selon la logique révolutionnaire, la qualification de « républicain »peut être attribuée ou retirée à un politicien dans l’espace public, indépendamment de sa citoyenneté réelle, et évidemment de ses protestations, selon la qualité idéologique reconnue à l’expression de ses opinions par les porteurs de Lumières de la République. Il n’en était pas autrement de la qualification de« frère » et de« citoyen »sous la Révolution, ou encore de « camarade »ou de « travailleur » sous les régimes communistes.
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M. Macron n’hésite pas à dire que « la franc-maçonnerie est à cet égard la fille aînée des Lumières », dithyrambe étonnant en une époque qui révèle si cruellement leur imposture. Il est difficile, en tout cas, de ne pas percevoir sous cette formule flagorneuse une singerie du titre de « fille aînée de l’Église »donné à la France depuis le VIIIe siècle, que même un Chirac en 1996 et un Sarkozy en 2007 n’avaient pas craint d’utiliser, l’un devant Jean Paul II, l’autre devant Benoît XVI, non sans hypocrisie il est vrai.
L’effet de miroir produit par les deux formules marque en tout cas fort bien l’opposition radicale de ce qu’est en effet la France, et de ce qu’est en effet la République. M. Macron appelle cette dernière« la patrie des Lumières ». Seule l’incroyable éclipse du sens des mots de notre temps empêche de percevoir la violence du caractère antinomique et révélateur de cette formule. Antinomique, parce que rien n’est plus contraire à une patrie réelle, que l’on soit chrétien ou non, que la Cité des nuées usinée dans les loges. Révélatrice, parce que cette notion de « fille aînée des Lumières »est une subversion du christianisme, pour lequel la création toute entière « est réchauffée d’un autre soleil », comme dit la chanson. « Vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour » disait saint Paul aux Thessaloniciens (1, 5,5). La prétendue « fille aînée des Lumières », selon le même texte, appartient par antithèse à la « nuit et aux ténèbres ».
Jean-Jacques Rousseau, roi des loges
Quant à la paternité des Lumières révolutionnaires sur la maçonnerie, et donc sur la République, elle n’est assurément pas douteuse. M. Jean-Pierre Villain écrivait d’ailleurs en 2013, dans la revue maçonnique La chaîne d’union, que Jean-Jacques Rousseau – que Pierre Gaxotte considérait non sans quelque raison comme un demi-fou – avait « considérablement influencé les fondamentaux philosophiques de la nouvelle obédience qu’allait devenir le Grand Orient de France »(n° 64, p. 85).
Le même auteur ajoutait ces observations éclairantes : « Rousseau rompt (…) avec des conceptions de la liberté de l’homme qui croient nécessaire de l’enraciner dans une métaphysique préalable. »Il poursuivait : « Toute la philosophie de Rousseau est au contraire une philosophie de la liberté individuelle de l’homme, qui se construit et s’enrichit de la reconnaissance de l’égale liberté de tous les hommes. Elle n’est pas inscrite dans une origine, même si elle s’intéresse aux problématiques des origines. Elle est tournée vers l’avenir et elle ouvre l’histoire. “Voici venus l’état des crises et le temps des révolutions.”»(p. 86)
Quant à la paternité des Lumières révolutionnaires sur la maçonnerie, et donc sur la République, elle n’est assurément pas douteuse.
Il justifiait ainsi malgré lui ce constat de Rémi Brague, selon lequel les « enfants des Lumières », qui se sont tant gargarisés du mot « nature » pour justifier les libertés qu’ils étaient supposés apporter au monde, ont eu tôt fait de passer par-dessus bord toute référence à la nature et au droit naturel lorsqu’il s’est avéré qu’ils limitaient les prurits d’une liberté individuelle constructiviste, par principe déracinée de toute relation à un ordre réel du monde. D’où l’on voit, dit en passant, que l’ennemi véritable des Lumières républicaines, ce n’est pas le « réactionnaire » contingent. C’est l’homme réel lui-même, tel qu’il est enraciné par sa nature dans le ciel et dans la terre, selon la formule de Platon.
Ainsi lorsque M. Macron indique que la franc-maçonnerie inspire la République pour qu’elle tende au « progrès », il faut entendre qu’il s’agit, non d’un progrès réel, tendant au meilleur selon la nature de chaque chose, mais d’un processus abstrait de toute référence tant à cette nature qu’au bien moral qu’elle fonde. Ce « progrès » est irréfragablement présumé « bon » par ses promoteurs parce qu’il est un mouvement toujours plus avancé d’émancipation de tout ordre préalable qui ne serait pas commandé par une liberté souveraine d’auto-construction. Son dynamisme ne se nourrit que des exigences idéologiquement attribuées à sa nécessité.
Il n’est donc pas surprenant que cette franc-maçonnerie se régale de toutes les crises de déconstruction et de reconstruction morales, ou les anticipe par l’inspiration des lois dites « sociétales », encore qu’elle se montre paradoxalement hostile au wokisme, qui participe pourtant de ses propres principes. Elle ne semble cependant y être hostile que parce qu’elle voit en lui un caractère identitaire, contraire à sa foi universaliste, qui révélerait une « alliance objective » avec… l’extrême-droite, tous deux jugés ennemis de la République. M. Renaud Dély écrivait ainsi il y a peu, dans la revue maçonnique Humanisme, qu’il « revient à ceux qui veulent faire vivre (les) idéaux (de la République) de desserrer de toutes leurs forces cette tenaille identitaire qui cherche à enfermer. Et de combattre sans relâche, d’un même mouvement, ces deux périls identitaires, l’extrême droite et la culture woke, qui rongent chacun par un bout notre pacte républicain. » (n° 335, pp. 8-9)
Fraternité républicaine
Il n’y a pas lieu de s’étonner que l’inspiration maçonnique de la République soit, sur ces fondements, aux antipodes des héritages chrétiens de la France, contre lesquels elle ne manque jamais, à l’occasion, de reprendre le combat. La matraque sauvage de M. Valls, franc-maçon, l’avait fermement rappelé aux familles de la Manif pour tous. M. Macron honore d’ailleurs la maçonnerie d’être historiquement la « seule organisation civique d’importance face à l’Église ». Il lui attribue d’être ainsi une force de paix sociale, de sagesse, de libération, voire de rédemption, qui délie notamment les hommes de « la chaîne des dogmes ». L’Éducation nationale, on le sait, s’inscrit largement depuis toujours dans ce projet.
M. Macron, empruntant constamment ainsi au sabir maçonnique, peut-être pour montrer qu’il est en cette circonstance comme en toutes un élève-modèle, décrit sans rire la franc-maçonnerie comme un« humanisme français »,« où s’exalte l’éclat de la raison humaine, prompte à transpercer le fanatisme »et « l’obscurantisme ». On le sait, cestermes, chéris de Voltaire et d’autres coquins de son temps, servent aux « Frères »,depuis le XVIIIe siècle, à désigner le catholicisme et les valeurs chrétiennes. Aujourd’hui, cependant, l’obscurantiste, le fanatique, ce n’est plus seulement le croyant ; c’est toute personne qui demeure fidèle au droit naturel, quelle que soit sa religion ou son absence de religion, spécialement en matière morale.
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Ces propos, que M. Macron fait si complaisamment siens, ne font que répéter l’idéologie depuis longtemps connue de la maçonnerie, inspiratrice de la République. Étonnamment, cependant, cette connaissance déjà ancienne ne suffit toujours pas à déciller les yeux de la plupart des gens de bien, clercs ou laïques en particulier, qui croient toujours pouvoir considérer la République comme un régime neutre, voire protecteur.
Génération après génération, ils observent les étapes de ses « progrès »contre-nature – lutte contre la morale naturelle, destruction de la famille, divorce, avortement, pseudo-mariage pour tous, PMA, euthanasie, etc. – avec toujours le même étonnement douloureux et naïf, comme s’il s’agissait à chaque fois d’un accident générationnel dont la République serait elle-même la victime, alors qu’elle ne cesse d’en être l’agent. Ils font penser à cette pauvre militante communiste, décrite par Evguénia Guinzbourg, qui, toute étonnée de se retrouver jetée dans une geôle après y avoir fait plonger son propre mari pour dissidence, écrivit à Staline une lettre d’amour en lui dénonçant une injustice à laquelle il ne pouvait qu’être étranger. Ces gens de bien aiment ingénument la République, sans se résoudre jamais à comprendre qu’elle ne les aime pas en retour : elle n’aime que ce en quoi elle peut les transformer. Aujourd’hui, demain ou dans dix ans, avec la patience d’un ange déchu attendant la chute d’une âme.
La culture de la mort
Après avoir félicité le Grand Orient pour le « rôle éminent » qu’il a joué, dans la ligne du« progrès » bien sûr,pour la légalisation de cette tuerie de masse que l’on appelle « l’interruption volontaire de grossesse », et en faveur de… « la solidarité internationale avec l’Ukraine », ce qui donne à réfléchir, M. Macron, transformé en lanceur d’alerte et en héros républicain, indique à son auditoire, sans doute ravi de l’entendre, que c’est pour contrecarrer la résurgence de « l’obscurantisme (qui) n’a pas disparu, (qui) revient, (qui) renaît », qu’il a conçu le projet d’introduire dans « notre Constitution la liberté pour les femmes de recourir à l’interruption volontaire de grossesse face à de grands périls ».
Ces derniers ne sont guère encore ceux que provoque l’épiscopat français. Il convient de le reconnaître à regret, encore qu’un réveil se dessine. Depuis la loi de 1975, la franc-maçonnerie n’a jamais eu à redouter grand-chose de sa part. Simone Veil en fut la première étonnée. Dans sa déclaration du 7 novembre 2023 sur le sujet, l’épiscopat français utilise toujours curieusement, près de 50 ans plus tard, et en dépit d’une heureuse référence au cinquième commandement, le même terme pour désigner l’avortement : « un échec ». Le « grand péril » est surtout le retour toujours possible du sens commun devant la réalité cruellement homicide de l’avortement que son inscription programmée sur les Tables de la loi républicaine ne suffira pas à faire changer de nature. Observons à cet égard que le Congrès péruvien vient d’adopter, ce 9 novembre 2023, tout au contraire des Lumières françaises, un projet de loi visant à inscrire dans la Constitution le droit à la vie dès la conception. Comme quoi le déterminisme révolutionnaire n’est pas une fatalité.
Ces derniers ne sont guère encore ceux que provoque l’épiscopat français. Il convient de le reconnaître à regret, encore qu’un réveil se dessine.
« Nous devons assurer le progrès et la permanence », poursuit M. Macron devant ses hôtes, qualifiés de « soldats de l’Idéal », image là encore inversée de celle de « soldats du Christ » qu’Origène introduisit définitivement dans le vocabulaire chrétien au IIIe siècle, et qui forgea la physionomie spirituelle de la Chrétienté.« Il nous faut ensemble nous remettre à la forge », reprend encore le manuel Macron. La Machine, en effet, est vouée pour ses mécaniciens illuminés à ne jamais s’arrêter. Ce « nous »,constamment martelé dans l’allocution macronienne, manifeste une communion d’inspiration, de références, d’efforts, de projets et de devoirs, qui ne peut qu’être soulignée.
Au rang des conquêtes nouvelles de cette marche insatiable à l’Idéal vide de Dieu, pour « assurer le progrès », M. Macron assure fièrement à ses bienveillants auditeurs qu’il entend, conjointement à leurs propres efforts, introduire une loi permettant cette fois la tuerie des vieillards et des malades, ainsi que leur suicide.
Comme il s’agit toujours de maquiller le crime en bien, par ce qui constitue, là encore, une subversion de l’ordre des choses destinée à bâtir un monde et un homme nouveaux dont les « Frères » sont les architectes, il fallait forger, comme pour l’avortement, un euphémisme pour couvrir ce nouvel attentat à la vie. Ce sera cette fois le « droit de mourir dans la dignité ». Il est frappant de constater, d’ailleurs, à quel point tant de ces projets sont marqués par une mort déguisée, comme dans tous les cauchemars orwelliens : mort de la tradition, mort de l’histoire, mort des héritages judéo-chrétiens, mort de la métaphysique réaliste, mort de la morale, mort de la relation de l’homme à sa nature et à Dieu, mort des familles, mort du mariage, mort des enfants dans le sein de leur mère, mort des personnes vulnérables, mort de l’homme lui-même, en définitive, comme individu créé, rationnel et libre.
De la destruction de la civilisation
Pour conclure ce rappel du discours de M. Macron, qu’il nous soit permis de dire qu’il nous est totalement indifférent de savoir si ce dernier est franc-maçon ou non. Il n’est d’ailleurs pas sûr que rien de ce qui le concerne ait quelque intérêt pour qui que ce soit. Il fait partie de ces gens dont on souhaiterait, pour la santé de son esprit, ne même pas connaître le nom. Le monde ne serait-il pas un peu plus doux pour chacun si, quasiment inconnus, un Macron était directeur d’agence du Crédit agricole à Ailly-sur-Somme, Sarkozy agent immobilier à Bécon-les-Bruyères ou Mélenchon mécanicien à Tanger, pour ne citer qu’eux ?
Le discours de M. Macron a néanmoins un grand mérite, qui justifie à lui seul cet article : celui de rappeler aux esprits distraits, ce que n’ont jamais cessé d’être, et ne cesseront jamais d’être la franc-maçonnerie et le cordon ombilical qui l’unit à la République, pour animer ses œuvres politiques et législatives au service d’une subversion de plus en plus marquée du droit naturel.
Ce discours a aussi le mérite d’aider indirectement les catholiques à mieux comprendre les motifs de la condamnation par l’Église de la franc-maçonnerie, spécialement en ce que cette dernière promeut un « bouleversement de la structure fondamentale de la foi », selon les termes utilisés en 1983 par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le pape Léon XIII, dans son encyclique Humanum genus (20 avril 1884) avait fermement enseigné que ce qu’il appelait « la secte des franc-maçons », était« une association criminelle, non moins pernicieuse aux intérêts du christianisme qu’à ceux de la société civile ».
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Cette condamnation est constante depuis l’encyclique In Eminenti du 24 avril 1728 du pape Clément XII. Par une courte note du 13 novembre 2023, le Dicastère pour la doctrine de la foi vient de rappeler, en réponse à la question d’un évêque philippin, que « l’inscription active à la maçonnerie » demeure interdite tant aux laïques qu’aux clercs « à cause de l’incompatibilité de la doctrine catholique et de la maçonnerie ».
Dans tous les cas, il est bon que chacun se souvienne, lors de tous les débats dits « sociétaux »sans cesse « remis sur la forge »par M. Macron et ses amis, comme celui qui s’annonce sur l’euthanasie, de l’arrière-plan idéologique qui est le leur. Il ne s’agit jamais seulement de débats parlementaires, de querelles de majorités ou de débats d’opinion. Il s’agit à chaque fois de consentir – ou non – à une destruction plus avancée de la civilisation et, en définitive, de l’humanité elle-même.





