Marek Jurek : « La Convention d’Istanbul dénature la famille »

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Observateur sagace de la vie politique européenne, Marek Jurek livre son regard sur l’Europe d’aujourd’hui, confrontée à la déconstruction de la société chrétienne. Il promeut une Convention Internationale sur les droits de la famille pour contrer la Convention d’Istanbul initiée en 2011 au Conseil de l’Europe. Le premier traité international à défendre la théorie du genre. Vous avez été très proche du président Jaroslaw Kaczy?ski, qu’en est-il aujourd’hui ? En effet, de 2002 à 2007, j’étais vice-président du parti Droit et justice (PiS). Lorsque mes collègues de la direction du parti, associés au président Kaczy?ski, ont réagi de manière ambiguë au moment de confirmer dans la Constitution la dignité de l’enfant humain dès sa conception, j’ai quitté le parti. Ce projet constitutionnel était une initiative multipartite, soutenue initialement par 72 % des députés. J’ai alors fondé La Droite de la République, un parti catholique que je dirige depuis onze ans. Jaros?aw Kaczy?ski est un homme politique hors pair, qui a su construire un grand mouvement patriotique populaire, montrant de nombreuses similitudes avec le gaullisme français, avec ses forces et ses faiblesses. Officiellement, il n’est que le président de son parti, mais dans les faits, il est à la tête du pays. Cela nous rappelle le rôle d’avant-guerre du maréchal Pi?sudski, qui n’était officiellement (à part un court mandat de Premier ministre) que le ministre de la Défense dans les années 1926-1935, mais qui de facto dirigeait l’État. Comment jugez-vous l’exercice du pouvoir par le PiS et le chef du gouvernement Mateusz Morawiecki ? Les aspects les plus positifs de son gouvernement sont les décisions en matière de politique familiale (120 euros par mois pour chaque enfant, dès le deuxième au sein d’une famille), la résistance aux pressions des autorités de l’Union européenne en matière d’immigration, puis l’extension de la coopération en Europe centrale. Toutefois, nous reprochons au gouvernement son soutien aux projets extrêmes de Bruxelles, tel le fait que l’Union européenne perçoive directement des impôts ou encore la construction d’une armée européenne [le parti Droit et justice a soutenu le traité de Lisbonne, tout comme le gouvernement Tusk, N.D.L.R.]. Nous croyons que le gouvernement devrait également soutenir les activités sociales en faveur du droit à la vie et qu’il devrait s’engager à construire une opinion chrétienne forte en Europe. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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