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Maximilien Friche : Catholique du futur

Rodolphe D., connu sous le nom de plume de Maximilien Friche, est depuis une quinzaine d’années l’un des acteurs majeurs de ce que l’on pourrait nommer la spiritosphère française.

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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

Ce toujours jeune homme de 45 ans, père de famille nombreuse est aujourd’hui, en sus de son emploi de chef de cabinet chez EDF, à la tête de la revue d’idées et de littérature en ligne « Mauvaise nouvelle », et de la maison d’édition Nouvelle Marge. Autour de ce poète-mystique évadé d’un temps très ancien se croisent et gravitent aujourd’hui d’innombrables et admirables plumes. Mais comment devient-on Maximilien Friche ?

Exilé loin de sa patrie normande, c’est à Toulouse qu’il grandit,« dans les rues en lacis » duquel il aime se perdre, s’enfermant « entre midi et deux dans l’église de la Dalbade pour mettre [s]es tripes sur l’autel », avant de pousser jusqu’ « au cloître des Jacobins (c’était gratuit pour les jeunes), pour écrire dans [s]a tête ». Une adolescence comme il se doit, torturée par le monde et consolée par l’Esprit. Rodolphe-Maximilien n’aimait pas lire, et c’est bien étrange. Jusqu’à ce qu’il tombe à 14 ans sur Les Hauts de Hurlevent. Rodolphe-Maximilien n’était pas spécialement pratiquant, et c’est bien étrange. Mais « j’ai toujours eu la foi, j’ai toujours prié, et je me suis toujours pris la tête à cause de Dieu et surtout avec lui ! Mes prières sont aussi des colères ». Jusqu’à ce qu’il rencontre sa femme, par qui il « entre pleinement dans la contemplation des mystères de la foi et l’amour de la mécanique théologique ». Rodolphe-Maximilien n’aime pas bouger, et c’est bien étrange, car il a beaucoup déménagé avant que de faire son trou dans la capitale des Gaules. Rodolphe-Maximilien, adolescent, était de gauche et c’est bien étrange tout court – « dès l’école primaire, je faisais des grands discours humanistes, je voulais être député ». Rodolphe-Maximilien a aussi fait des études – bac C, fac d’économétrie, DESS de gestion des ressources humaines – et est-ce étrange, on ne sait pas ? [...]

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