Romance discordante basée sur un écart d’âge, Les Jeunes Amants ne dépasse pas son statut de film du milieu. Il se déploie en deux parties : d’abord une comédie légère assez neutre centrée sur le soupirant, puis une seconde, dramatique, plus discutable, où les femmes passent au premier plan. Sous prétexte d’histoire d’amour impossible entre CSP+, Carine Tardieu exacerbe les traumatismes de la féminité conçue principalement sous l’angle de la dégradation (jusqu’à une boîte d’œufs cassés : symbole).
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Le sérieux et le tragique étant réservés aux dames, le maladroit et le terrien échoient aux messieurs, braves chiens mouillés un peu primitifs jusqu’au final franchement dispensable avec sa volte optimiste. Si la finesse des acteurs est souvent écrasée par des dialogues sur-écrits, nous reste à l’oreille le rire étouffé de Fanny Ardant, lorsqu’elle déclare à son futur amant que son ex-mari n’est plus. Un mélodrame gâché par son parti pris.
Les Jeunes Amants (1h52) de Carine Tardieu avec Fanny Ardant, Melvil Poupaud et Cécile de France, en salles le 2 février





