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Que peut faire la police ?

Cyril Hemardinquer est fonctionnaire de police, détaché permanent au sein de la Fédération Professionnelle Indépendante de la Police. Rencontre avec un expert.

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© Ev – Unsplash

« L’affaire Roland » a défrayé la chronique à Toulouse : que penser du phénomène des squats ?

Il existe deux types de squats bien différents : le squat commis par des personnes à la rue, dont l’action est légitimée par la nécessité ; et la « mouvance squat », caractérisée par de jeunes marginaux, issus de familles aisées et en rébellion contre le système. S’y côtoient les punks, les anarchistes, les zadistes, les blackblocks, des trotskistes, les antifas… C’est cette mouvance qui fait parler d’elle, son action étant par essence politique. J’ai eu à intervenir plusieurs fois dans des squats qu’ils avaient pris d’assaut. Ils repèrent des lieux non occupés, les investissent par effraction, mettent leur nom sur la boîte aux lettres, se font rapidement envoyer à leurs noms des courriers publicitaires à cette adresse, puis définissent entre eux les conditions d’occupation afin que le lieu ne se trouve jamais vide.

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Ce qui est particulièrement choquant, c’est leur tendance à saccager les lieux, tags sur les murs, excréments et urines dans les différentes pièces, dégradation du mobilier présent… Une fois en place, ils sont très difficiles à déloger et connaissent parfaitement les dispositifs permettant d’exploiter les faiblesses de la loi à leur profit, et ils n’hésitent pas à faire venir du renfort en cas de pression extérieure, notamment policière. Les propriétaires évincés sont souvent démunis. Il est compréhensible que face à cette injustice des collectifs se montent pour déloger les occupants, mais ils prennent un grand risque, judiciaire et physique. [...]

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