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Racisation » et racialisme : les rejetons de la French theory

Après mai 68, la pensée « déconstructionniste » est portée par des figures aussi charismatiques et influentes que Foucault, Deleuze, Althusser ou Derrida dont la pensée laisse son empreinte sur une génération intellectuelle, mais ne s’inscrit pas de manière durable dans les schèmes universitaires français.

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Paradoxalement, c’est aux États-Unis que la french theory essaime le plus au cours des décennies suivantes, générant des mouvements soucieux de déconstruire l’ensemble des valeurs qui régissaient depuis trop longtemps la société occidentale blanche, réactionnaire et patriarcale. Trente ans plus tard, au début des années 2000, la french theory fait son retour en France à travers les gender studies ou les postcolonial studies, qu’une nouvelle génération découvre à travers les écrits de Judith Butler, Edward Said ou Donna Haraway. Les postcolonial studies connaissent depuis le début des années 2000 une vogue certaine dans les départements de sciences sociales.

Elles postulent que la France, nation « post » et « néo-coloniale », a imposé un statut inférieur aux populations colonisées, statut perpétué aujourd’hui dans un pays devenu multi-ethnique

Elles postulent que la France, nation « post » et « néo-coloniale », a imposé un statut inférieur aux populations colonisées, statut perpétué aujourd’hui dans un pays devenu multi-ethnique. Ainsi a pu émerger le concept de « racisation », assignant à certaines catégories de la population des représentations qui prouvent leur infériorisation. Le concept est développé par la sociologue Colette Guillaumin, dans son ouvrage L’idéologie raciste, publié en 1972, mais son usage politique et militant se répand largement à partir des années 2000, dans le champ universitaire et les mouvances militantes. [...]

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