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Reportage : Michel Barnier en mode terroir

Candidat à l'investiture Les Républicains, Michel Barnier se rendait samedi à Sarlat en Dordogne pour participer à une réunion publique, et surtout sillonner la France profonde. Notre envoyé spécial y était.

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© Michel Barnier et Basile Fanier, président des LR de la Dordogne

« Ce n’est pas Sarkozy qui aurait pris la peine de déjeuner avec nous », glisse l’adhérente septuagénaire des Républicains de Dordogne à son mari en sortant du banquet militant qui clôturait la réunion publique de 400 personnes de Michel Barnier ce samedi 27 novembre, sous le chapiteau du stade de rugby du CA Sarlat (Fédérale 2). L’affluence record, dans cette ville de 9000 habitants, a d’entrée donné le sourire à l’ancien ministre des Affaires étrangères qui doué d’un moral à toute épreuve et d’un culot chiraquien envisage sérieusement de créer la surprise face à des concurrents usés par neuf ans d’opposition stérile et de louvoiements.

Le dernier carré d’élus et de militants retrouve chez lui ce qu’ils appréciaient chez François Fillon : la simplicité, le sourire farceur à l’abri des caméras, le mot gentil pour chacun

La matinée a commencé par un café chez Bernard Planche, une figure du Sarladais et du Quercy, ancien président de la Fédération interprofessionnelle de la noix du Périgord. Avec Michel Barnier, il cultive une amitié commune, Bernard Carayon, l’ancien député du Tarn dont le fils Guilhem est l’étoile montante des jeunes LR après s’être imposé au forceps face à la liste officielle de la direction du parti. Ici, à Sarlat, c’est un l’esprit de la droite Tillinac, gouailleuse, gaulliste, hors du temps, que l’on cultive. Sur le marché, on tâte la pomme, on admire la girolle, on embrasse la mercière (avec le masque). Ses rivaux le caricaturaient en vieux cheval sur le retour. On le croyait égaré à Bruxelles. Hier soir il était à Agen, ce soir à Toulouse et demain à Aix-les-Bains. En quelques semaines, Michel Barnier a retrouvé les réflexes de l’adolescent colleur d’affiche de l’UJP, du jeune conseiller général pompidolien aux accents gaullistes sociaux qui sillonnait les fermes de Tarentaise. Dans ses meetings, il cite Benoît XVI : « Chaque personne est nécessaire ». Revenant de la Réunion, il se passionne pour l’Outre-Mer, flétrissant au passage l’amateurisme de Lecornu et réclamant la fin du droit du sol à Mayotte et en Guyane. Il s’enthousiasme pour le nucléaire, fustige la finance internationale. Il rêve publiquement d’un gouvernement réunissant Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau et Nadine Morano qui avec l’élue parisienne Brigitte Kuster, est sa plus grande fan. [...]

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