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Révélation : comment Valérie Pécresse finance la repentance

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Publié le

21 février 2022

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Le 13 février, Valérie Pécresse accusait Emmanuel Macron « d’avoir cédé à la repentance en reprochant à la France un crime contre l’humanité qu’elle n’a jamais commis ». Pourtant, elle a elle-même largement financé cette repentance. Révélation.
Pecresse enquête

La lutte de Mme Pécresse contre la repentance est assez récente. Certes, dans un tweet du 8 novembre 2021, elle assurait qu’elle redonnerait « à chaque enfant de France l’amour et la fierté de notre histoire. Ce qui doit nous rassembler, c’est l’amour de la France ». Jusqu’alors, ses actes n’ont pas été en conformité avec ses nouvelles déclarations. Par exemple, la délibération de la région Île-de-France du 15 mai 2019.

Ce jour-là avait lieu une plénière du Conseil régional, qui a voté sur un rapport présenté par la présidente Valérie Pécresse à propos d’une subvention à accorder à la fondation pour la mémoire de l’esclavage, alors en cours de création.

Forte de sa volonté d’aider la fondation, Mme Pécresse a proposé que la région en devienne membre fondateur, en versant une première somme de dix mille euros à son capital

Cette fondation est issue de la Mission de la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions (MMETA), un Groupement d’Intérêt Public (GIP) créée en mai 2017 à l’initiative de l’État, « de grandes institutions nationales et de plusieurs acteurs de la mémoire de l’esclavage ». Les institutions étaient la Caisse des Dépôts et l’émanation de la Banque de France pour l’Outre-Mer, qui n’ont sans doute pas osé refuser. Pour changer, les acteurs étaient quatre fondations ou associations visant de subvention. Depuis l’origine la fondation est présidée par Jean-Marc Ayrault, l’ancien Premier ministre socialiste de François Hollande.

En mai 2019, lorsque la future candidate du refus de la repentance a présenté le rapport sur la fondation au conseil régional, elle a expliqué que le premier objectif de la fondation était de « développer la connaissance et la transmission de l’histoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions comme partie intégrante de l’histoire de la France et du monde, en la replaçant dans l’histoire longue des relations entre la France, l’Afrique, les Amériques, la Caraïbe et l’Océan Indien ».

Pour le dire plus simplement, comme l’expose aujourd’hui la Fondation sur son site internet, l’enjeu est d’« inscrire l’esclavage colonial comme un fait majeur de l’Histoire de France ».

Lire aussi : Pécresse, Alstom et les éoliennes : délit de favoritisme ?

Si ce n’est pas de la repentance…

Toujours est-il qu’en mai 2019, forte de sa volonté d’aider la fondation, Mme Pécresse a proposé que la région en devienne membre fondateur, en versant une première somme de dix mille euros à son capital. Pour ne pas en rester là, la candidate a proposé d’ajouter dix mille euros de plus afin de financer des actions d’enseignement auprès des lycées. La repentance, c’est surtout pour les jeunes.

Tout cela a eu lieu il y a moins de trois ans.


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