Après Été 93, Carla Simón poursuit sa veine autobiographique avec Romería (qui signifie pèlerinage en galicien). Enfant, la réalisatrice a perdu, victimes du SIDA, ses deux parents toxicomanes. Dans son nouveau film, l’héroïne adolescente, Marina, part à la découverte de sa riche famille paternelle – au double sens du nombre et de la fortune – pour obtenir les papiers d’état-civil qui lui manquent. C’est aussi l’occasion de marcher sur les traces de ses parents, grâce au journal de sa mère qui est retranscrit à l’écran par des plans au caméscope. L’alternance de ces deux régimes d’images laisse la place dans la dernière partie à une séquence onirique – un peu longue – où la jeune Marina et l’un de ses cousins figurent le couple disparu au temps de leur amour. […]
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