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Rue des Beaux-Arts : Giorda fait crier les couleurs

On a connu Giorda peignant des ciels en fusion, des allées sous la neige, Louis XIV place Bellecour, Fourvière transformé en Calvaire, des visions de la transfiguration, des variations du château Hadleigh de Constable… Avec toujours cette même radicalité dans la lumière, cette folie fauve qui traduit toute réalité en tragédie. Voilà qu'il peint désormais des fleurs.

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Mais quand on a beaucoup peint, le sujet parvient presque à s’effacer derrière le mystère du geste : avec les bouquets d'un seul type de fleurs, Giorda dit avoir l’impression de faire un portrait. Il explique que les couleurs recèlent un mystère, qu’elles sortent de la terre, de la nuit. Le peintre les ferait jaillir depuis une obscurité qui ne parvient plus à les retenir, commençant ses tableaux par une couche noire sur laquelle il appose formes et couleurs avant même qu’elle ne sèche. Les couleurs naissent ainsi parmi la salissure, émergent de la grisaille et finissent par crier. Rien ne peut se taire chez Giorda, même les fleurs. On n’a pas le choix, il y a le feu, urgence, on ne peut exister que dans un cri.

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