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Sélectron : le top films 2020

Si le virus pangolin tronçonna une bonne partie de la programmation cinématographique, cette année bien pourrie fut néanmoins traversée de quelques éclats : voici le sélectron des meilleurs films de 2020.

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© Louis Lecomte pour L'Incorrect

Drunk

https://www.youtube.com/watch?v=JsGbO9X-C-8

De Thomas Vinterberg avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen et Lars Ranthe

Quatre professeurs de lycée se lancent un curieux défi afin de combattre la crise de la quarantaine : boire toute la journée, y compris pendant leurs cours, persuadés que maintenir une alcoolémie minimum leur permettra de tirer le meilleur d’eux-mêmes. Sur cette idée simple mais casse-gueule, Thomas Vinterberg tisse un joli conte social et excelle dans la peinture de l’intime. En évitant le film à thèse, il s’attache à mettre en lumière les paradoxes d’une société partagée entre hygiénisme et hédonisme, tout en dépeignant une génération sacrifiée : celle de ces quadragénaires mis à l’écart, confinés dans une vie de famille décevante où la place du père est réduite à la portion congrue. Avec un tel sujet, on pouvait légitimement s’attendre à un Vinterberg plus acide, mais le réalisateur danois semble avoir trouvé la paix et nous livre quatre beaux portraits d’hommes tout en nuances, maniant avec souplesse le drame et la comédie – jusqu’à un final solaire qui donne furieusement envie de lever le coude. Mads Mikkelsen, en mari et prof d’histoire largué, est comme toujours foudroyant de justesse.

Marc Obregon

The King Of Staten Island

https://www.youtube.com/watch?v=azkVr0VUSTA

De Judd Apatow avec Pete Davidson, Marisa Tomei et Bil Burr

Il semblerait que le développement de Scott ait largement été freiné depuis le décès de son père pompier, quand il avait 7 ans. Il en a aujourd’hui 24 et entretient le doux rêve d’ouvrir un restaurant/salon de tatouage. Sa vie est chamboulée quand sa mère, au crochet de laquelle il vit toujours, se met à fréquenter Ray, lui aussi pompier. Si l’on retrouve dès les premières minutes le style Apatow avec sa bande de pied nickelés plus loser que jamais, l’atmosphère générale désarçonne pourtant. Les répliques fusent toujours en ping-pong, l’improvisation n’est pas en reste et le potache crado du réalisateur de 40 ans, toujours puceau ne s’est pas atténué avec l’âge de son auteur, mais le ton se révèle plus rugueux. Inspiré de l’histoire de son interprète principal, Pete Davidson, comédien célébré au Saturday Night Live, The King Of Staten Island est le récit initiatique à la fois tendre et amer, d’un flingué de la vie qui n’a d’autre choix que de grandir pour ne pas mourir. Judd Apatow n’étire plus ses plans et délaisse l’obsession de la bonne vanne pour se concentrer sur son histoire. Plus sobre et plus juste, le réalisateur américain signe ici son film le plus abouti sans renier son style. Désarmant.

Arthur de Watrigant

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