Vous n’aimez pas danser, vous n’allez pas en boîte, vous n’aimez pas les boules à facettes, ni les infrabasses, ni le vacarme, ni les gens qui se trémoussent, et vous pensez qu’on ne pourra jamais faire de la littérature avec des ingrédients pareils. Je le pensais aussi, et c’est une erreur. D’abord, on en a déjà fait : Anne F. Garréta avait mis en scène le premier (paraît-il, il y a peut-être des antécédents) personnage de DJ de la littérature française dans un roman expérimental intitulé Sphinx, en 1986, environné aujourd’hui d’une petite aura de livre-culte (il reparaîtra en juin, dans « l’Imaginaire »). Ensuite, on en fait toujours : la même Anne F. Garréta publie aujourd’hui DJ. Portrait de l’artiste en animale nocturne, souvenirs des grandes heures de sa jeunesse, au début des années 1980, quand, étudiante âgée de vingt ans, elle a exercé le noble métier de DJ dans une boîte lesbienne de la rue du Vieux-Colombier, le Katmandou. […]
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