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Stéphane Ravier : « On impose aux Marseillais un socialiste qui n’aurait peut-être même pas dépassé les 10 % »

Le sénateur RN des Bouches-du-Rhône et ancien maire du 7e secteur, appelle à faire revoter les Marseillais après l’étrange démission de Mme Rubirola de la mairie. Et souhaite constituer un front pour battre la gauche.

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© Stéphane Ravier

Madame Rubirola a démissionné avant-hier en arguant de problèmes de santé. Avait-on eu vent de ces problèmes auparavant? Cette explication nest-elle quun prétexte ?

Je ne remets pas sa parole en doute sur ce sujet. Cependant, même avant que ses problèmes de santé soient à l’ordre du jour, madame Rubirola avait dit à des proches, mais de manière à ce que cela soit répété, qu’elle ne serait pas là pour très longtemps. Elle avait même dit devant témoins : « Tu sais très bien que je ne suis là que pour trois mois». Elle assure avoir une santé trop fragile pour être maire, mais estime être assez en forme pour échanger son poste avec celui de son premier adjoint. Comme si le métier de premier adjoint était reposant dans une ville comme Marseille ! Je pense qu’il fallait habiller cette démission qui fait partie de la stratégie des différents courants de gauche qui composent le Printemps Marseillais. Il fallait ripoliner ces vieilles écuries dont plus personne ne voulait à Marseille, surtout le Parti socialiste. Jean-Luc Mélenchon, qui désigne de Paris les candidats marseillais, ne voulait pas entendre parler d’un candidat socialiste – donc la gauche a trouvé madame Rubirola.

Cette femme écologiste issue de la société civile, médecin, a servi de plus petit dénominateur commun à l’ensemble des forces progressistes, car elle n’était ni clivante ni enragée. Le souci est que la gauche ne pensait pas gagner. Madame Rubirola s’est retrouvée à un poste qu’elle ne pensait jamais obtenir. Elle était là pour emballer le packaging de gauche, et maintenant qu’elle a rendu de bons et loyaux services électoraux, elle est conduite vers la sortie, comme cela a toujours été prévu. Elle laisse la place à son premier adjoint d’une quarantaine d’années, qui est une sorte de petit éléphant socialiste local. Il a été élevé au biberon du guérinisme. S’il n’est pas mis en examen comme son mentor, il semble lui aussi bien maîtriser les méthodes d’enfumage électoral.

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