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Terminus pour… Aurore Bergé

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Publié le

17 octobre 2023

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« Bergé a probablement vu dans LREM un parti à la mesure de sa frivolité intellectuelle, un parti-couteau suisse, utile pour monter en grade et surtout totalement dénué de fond idéologique.»
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On l’a vue au bras de François Fillon pendant sa campagne présidentielle… puis aux côtés d’Alain Juppé lorsqu’il était pressenti à son tour à la Kommandantur Suprême… on l’a vue – bien sûr – minauder durablement avec Nicolas Sarkozy… Avant de devenir finalement la figure de proue du Macronisme. Avant d’être la «?cogneuse?» auto-proclamée des députés Renaissance, Aurore Bergé c’est surtout une girouette faite femme, toujours à l’affût du meilleur perchoir. Toujours à jouer des coudes pour se mettre dans le sens du vent. Avec un look savamment étudié pour se fondre dans son milieu?: catho-BCBG avec Fillon, working girl sexy-chic avec Sarkozy, bourgeoise épanouie du littoral avec Juppé… avec Macron, c’était un peu plus compliqué.

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Pas évident de saisir ce qui fait l’essence de la Macronie, c’est sûr?: notre bon président lui-même est un expert en camouflage politique. Alors Bergé s’est cherchée un peu. Jusqu’au grand déballage, affichant crânement un décolleté bigger than life dans une apparition chez Thierry Ardisson qui fera date – au point d’éclipser sa consœur Marlène Schiappa (une playmate oubliée, cherchez pas). Une faute de goût qui lui sera reprochée jusque dans ses rangs et qui déchaînera la twittosphère. Même ce brave Jean-Michel Apathie lui fera comprendre que lorsqu’on est député, on n’est pas censée faire des apparitions publiques déguisée en starlette du X. La députée des Yvelines se défendra, arguant qu’elle a bien le droit de s’habiller comme elle veut.

Bergé a probablement vu dans LREM un parti à la mesure de sa frivolité intellectuelle, un parti-couteau suisse, utile pour monter en grade et surtout totalement dénué de fond idéologique.

C’est aussi ça, Aurore Bergé, une pure élue macroniste?: à la fois déconnectée de la réalité, enferrée dans une logique de jeux d’influences et de marchandage compassionnel, hyper présente sur les réseaux sociaux et à l’affût du moindre commentaire dont elle pourrait se servir pour brandir le glaive de sa dignité de femme. Bergé a probablement vu dans LREM un parti à la mesure de sa frivolité intellectuelle, une sorte de parti gadget, un parti-couteau suisse, utile pour monter en grade dans un laps de temps record, et surtout totalement dénué de fond idéologique…

Allez, passé le scandale de la robe à paillettes, on remballe le matos et on se fait un look de députée irréprochable?: tailleur sombre, chignon serré, petites lunettes rondes… Les équipes de relooking ont bien bossé, la «?cogneuse?» était née. On lui façonne sur le tas une image de travailleuse et de communicante hors-pair. Et le tour est joué?: en Macronie, les prophéties auto-réalisatrices sont encore le meilleur moyen de se faire une place au soleil. Et c’est vrai qu’elle en a bavé, Aurore. Elle a charbonné, pour en arriver jusque-là. Elle a connu quelques humiliations, comme un remaniement ministériel sous Castex qui l’a laissé cruellement sur le carreau… On raconte en haut lieu qu’elle aurait fondu en larmes… «?J’ai tout donné à la Macronie?», aurait-elle lancé, les yeux rougis et la mine déconfite, après avoir détalé dans le jardin de Matignon comme une enfant chahutée pendant un repas de famille. Adorable petite boudeuse tout droit sortie des Malheurs de Sophie… Finalement, après avoir cravaché au Parlement, Aurore Bergé a enfin eu son portefeuille. Peut-être pas celui qu’elle espérait, mais passons. Le ministère de la solidarité, c’est pas si mal.

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Ça donne une bonne image. C’est un peu le ministère de la Gentillesse, finalement. Un bon strapontin pour la récompenser de ses faits d’armes parlementaires. Comme d’avoir fait pleurer dans les chaumières pour faire rentrer l’avortement dans la constitution, évoquant les déboires sa propre mère qui a dû batailler pour son IVG… ou encore d’avoir utilisé l’agression d’Annecy pour mettre la réforme des retraites sous le tapis, sur le mode du «?Vous n’avez pas honte de vouloir une justice sociale alors qu’on égorge vos enfants?? Un grand écart de première classe.

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