Depuis sa mue récente (certains diraient : sa dernière évolution Pokémon), la NUPES, le parti de la France qui se lève trop, peut se targuer d’avoir à sa disposition quelques jolis archétypes de factieux inutiles. Parmi lesquels Louis Boyard, bombardé plus jeune député de France en 2022, n’est pas la moindre des têtes à claques. Son fait d’armes le plus connu, avoir bravement refusé de serrer la main aux députés RN en juin 2022… Le petit Boyard fait sans doute partie de ces jouvenceaux affligés de myopie intellectuelle et qui voient encore dans le parti de Marine Le Pen un aéropage de fascistes prêts à autodafer les acquis sociaux du bon peuple.
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S’il se présente comme originaire de Villeneuve-Le-Roy et fils de cheminot, Boyard est en réalité né en Vendée et son père est un cadre de la SNCF. Pas vraiment l’enfant du sérail qu’il voudrait nous vendre. On l’avait bien compris : avec son look de tendron et son air de ravi de la crèche globale, Boyard a tout du petit-bourgeois biberonné au syndicalisme pantouflard, le genre à siroter son matcha dans un bon vieux mug Che Guevara. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir bien compris le clientélisme banlieusard, comme son maître à penser Mélenchon à qui il pique sans vergogne les éléments de langage les plus éculés… Les thèmes qu’il défend ne sont pas tant la fracture sociale ou la lutte des classes – comme le réclamerait pourtant la glorieuse ascendance idéologique de la NUPES – mais bien les nouvelles marottes de cette gauche culturelle assaisonnée de militantisme queer et racialiste (une gauche culturelle qui n’est finalement ni de gauche, ni culturelle)…
La cible principale de Boyard, c’est donc bien sûr la police. « La police tue », elle fait preuve d’une « violence systémique » martèle à l’envi notre sémillant député, tout en réclamant au passage « justice pour Adama » (ou pour « Théo », « Georges Floyd », c’est selon la mode du moment) au nom d’une guerre communautaire à l’américaine qu’on aimerait bien faire venir en France au forceps… Forcément, la haine anti-flic, c’est le meilleur moyen de faire voter nos chances pour la France, hein ? Comble du ridicule, à force de persister dans ce créneau, le petit député rondouillard est devenu le symbole de la lutte contre la peste brune chez certaines starlettes du rap, comme « Yanni », talentueux versificateur du 92 qui lui consacre carrément une chanson, dont voici l’imparable refrain : « J’suis un fils de prolo comme Louis Boyard / J’ai vendu d’la drogue comme Louis Boyard / J’leur serre pas la main comme Louis Boyard /J’vais tout baiser jeune comme Louis Boyard »
Louis Boyard, comme à peu près tous les pions alignés par la NUPES n’est qu’un syndrome de plus de ce qu’est devenue cette gauche soi-disant anti-capitaliste
On tutoie le génie. « Un son que je trouve très drôle » s’amuse Louis Boyard… « De base, c’était un délire ». Drôle, vraiment ? On ne doit pas avoir exactement le même humour… Dans son clip, le rappeur dresse fièrement un drapeau algérien devant une mairie et claironne qu’il « sabrera le champagne à la mort de Marine Le Pen ». Voilà donc la grandeur d’âme que défendent Louis Boyard et la plupart des sbires de Mélenchon, héraut de la créolisation et du Viva l’Algérie si chers à nos charmantes têtes brunes.
Louis Boyard, comme à peu près tous les pions alignés par la NUPES n’est qu’un syndrome de plus de ce qu’est devenue cette gauche soi-disant anti-capitaliste. Cette gauche qui n’est jamais que la piétaille du pouvoir installé, son opposition règlementée, règlementaire et autorisée, toujours prompte à faire diversion, à occulter le vrai combat (social) et à masquer l’ennemi véritable. Une gauche qui n’est jamais que l’avant-garde conceptuelle du pouvoir oligarchique. En passant directement des bancs de la faculté à ceux de l’Assemblée, le brave Boyard n’est pas près de comprendre la réalité sociale française – à l’inverse de ces flics qu’il conspue et qui sont pourtant les seuls vrais défenseurs du peuple. Non, Boyard préfère susciter le buzz, que ce soit chez Hanouna ou récemment sur les réseaux sociaux, invitant les étudiants à un ridicule « blocus challenge » dans les universités pour exprimer leur opposition à la réforme des retraites. Ou comment transformer une lutte politique en défi imbécile d’influenceur.





