[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1575920245159{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]
Directeur de Saje, distributeur et producteur de films d’inspiration chrétienne, Hubert de Torcy explique en quoi le cinéma de Terrence Malick est profondément chrétien.
Une Vie cachée est-il un film sur un chrétien ou un film chrétien ?
C’est à la fois un film sur un chrétien et un film réalisé par un chrétien. Terrence Malick a toujours été marqué par la mystique chrétienne. On trouve dans The Tree of life une magnifique évocation de la Création scandée par les psaumes, dans À la merveille sont mis en parallèle une histoire d’amour entre un homme et une femme et celle entre un prêtre et Dieu. Il a donc déjà abordé de nombreuses questions religieuses : cette fois-ci, il en aborde une nouvelle d’autant plus difficile qu’elle demeure opaque à la plupart de nos contemporains, l’objection de conscience.
Qu’est-ce qui vous fascine chez Malick ?
Sa manière de dire et d’émouvoir autant avec aussi peu de mots. Chaque plan est comme un tableau, qu’on prend le temps de regarder comme on contemplerait une œuvre dans un musée. C’est un cinéma hautement contemplatif.
Lire aussi : Saint Malick, cinéaste et visionnaire
Une Vie cachée est-il l’anti Silence de Martin Scorsese ?
Nous avons affaire à deux maîtres du cinéma. Les deux films sont incroyables d’un point de vue esthétique et les deux resteront incompris pour beaucoup. Je pense même que Martin Scorsese n’a pas tout compris de ce qu’il filmait, c’est-à-dire que son intention lui a échappé. Pour lui, le summum de la foi, c’est lorsqu’on est capable d’y renoncer par amour pour les autres. Une idée en contradiction avec les témoignages des martyrs chrétiens. Mais on voit que le fruit de cet acte, pour ce prêtre jésuite, va être une tristesse profonde. De la même manière Une Vie cachée va rester une énigme car l’acte que pose Franz Jägerstätter est incompréhensible pour beaucoup à l’heure où domine une éthique conséquentialiste qui ne juge la valeur d’un acte uniquement en fonction de son impact. Or ce que rappelle saint Jean-Paul II dans Veritatis splendor, c’est qu’il y a des préceptes absolus qui ne supportent aucune exception.
Propos recueillis par Arthur de Watrigant

Le cinéma de L’Incorrect
Une Vie cachée de Terrence Malick vous est proposé en projection privée.
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]





