Hubert de Torcy : RECONNECTER LE SPECTATEUR AU CRÉATEUR

@Shanna Besson

Distributeur de films d’inspiration chrétienne, SAJE distribution ambitionne de mettre le spectateur en contact avec les Évangiles à travers le cinéma. Un vrai défi au sein d’un milieu singulièrement déchristianisé. Rencontre avec son directeur, Hubert de Torcy. Comment s’en sort-on, aujourd’hui, quand on est un distributeur indépendant ? L’offre pléthorique rend la distribution très difficile, mais notre fort, c’est d’être dans un cinéma de niche. Notre argument est de pouvoir dire : « Pour ce film-là, vous n’avez peut-être pas vu d’affiches dans le métro, mais le public concerné sait qu’il existe et il aura envie de venir le voir. » Bénéficiez-vous de subventions ? Pour les quelques films que nous avons distribués, nous n’avons jamais eu gain de cause auprès du CNC (N.D.L.R.: Centre national du cinéma et de l’image animée). Ils ne vous diront pas que c’est pour des raisons de message, mais enfin il semble que la vraie diversité que nous représentons face à celle, monochrome, du CNC, n’ait pas l’heur de plaire. Est-ce parce qu’ils sont officiellement « d’inspiration chrétienne » ? Ils ne l’écriront pas, mais je constate qu’ils boudent des films comme Lettres au Père Jacob, ou Tout mais pas ça, des films d’auteur européens, qui sont pourtant encensés par la critique, y compris la critique bobo parisienne. Pour beaucoup de gens, la laïcité doit se traduire par une forme d’athéisme officiel, il faudrait une absence totale de Dieu dans les films. Ce sont les raisons que m’opposent les chaînes de télévision. Elles auraient l’impression de commettre un (...) A découvrir dans le numéro de décembre et en ligne pour les abonnés
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adewatrigant@lincorrect.org

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