Quand vous allez acheter votre saucisson de sanglier dans une boutique du Rouergue, vous ne pouvez pas vous empêcher de sourire. Oui vous avez fait le bon choix ! Autocollant « Fabriqué en Occitanie » sur la porte. Terroir! Vrai sanglier avé l’açent! Comme un corniaud de Parisien vous le montrez même à Louis-Djeustine votre gosse. Celui-là vous avez décidé de l’éduquer au « localisme » de la boustifaille. Bon-gne goût de nos telllloilllls. Lui, il saura choisir le vrai fromage de brebis AOC et ne bouffera pas du Babybel devant TokTok comme ses sœurs.
Lire aussi : C’est du nougat !
Lancé en 2021, le label « Fabriqué en Occitanie » suit l’exemple des Bretons qui font mieux que tout le monde et qui règnent sur le domaine du produire local depuis 1993 avec « Produit en Bretagne ». Produit en Bretagne, ce n’est pas trois marchands de carottes mais plus de 500 entreprises sur les cinq départements, 4000 produits référencés, 933 millions de chiffre d’affaires en 2022. On voit des logos « Produit en Bretagne » jusqu’en Arabie saoudite.
Saucisson akhbar
Mais « Fabriqué en Occitanie » ou « Produit en Bretagne » ne signifie pas obligatoirement produit par des Occitans ou des Bretons. Astuce! Autant comme Mireille Cigaloux qui fait son miel dans les Monts d’Aubrac pourra présenter un coefficient peuchère prochede 100 %, autant les cathédrales de l’agro-alimentaire breton sont les déversoirs de tous les lumpenprolétariats du globe. Bien peu de Bretons au cul des machines à saucisse! Le Grand Remplacement mais labellisé « produit du terroir ». Votre gâteau au beurre avec une bigoudène sur le paquet, a bien été produit à Ploudalmachin. Mais par Abdullah le Mahorais !
Et pas la peine de penser que les immigrés, ça ne découpe que de la volaille ou du bœuf. Certaines industries qui font du cochon comptent autant d’étrangers que les autres. Les Maliens, même musulmans, ils vous découpent du pourceau sans problème. Et quand certains pincent du bec, les patrons vont chercher des Roumains ou des Roms bulgares à la place.
Les nouveaux Bretons
Dans certains secteurs du Centre-Bretagne, le Grand Remplacement via les industries agroalimentaires est si avancé que les nounous du secteur de Loudéac viennent de recevoir deux petits imagiers trilingues pour mieux communiquer avec les marmots qu’elles gardent. L’un est mahorais-comorien- français et l’autre roumain-romani-français. Logique! Les vieux du coin parlent breton ou gallo et les jeunes remplaçants parlent comorien ou romani. Mais tous sont certifiés « bio village », c’est déjà ça !
Les vieux du coin parlent breton ou gallo et les jeunes remplaçants parlent comorien ou romani.
Alors pourquoi n’y a-t-il que des étrangers pour produire nos croquinettes de poulet sauce métouf? Les Français sont fainéants et ne veulent pas se salir? C’est surtout que l’agro c’est mal payé, c’est dur, ça pue, et, pour un jeune blanc d’aujourd’hui, vouloir faire un BEP Boucher, ça craint la mort. D’ailleurs faire un métier manuel en France, c’est être un looser et c’est vouloir shlinguer le ciment. Plus le SMIC qui frôle les minimas sociaux… Le robinet à immigrés est enclenché !
À quand un patronat patriote?
Le grand patronat importe donc ses esclaves label rouge d’ailleurs et leur colle une étiquette « Produit du terroir » sur la gueule pour votre plus grand plaisir. En Bretagne c’est la bidoche, en Occitanie c’est le pinard et la récolte des fruits effectuée par des migrants dont les entreprises réclament aujourd’hui la régularisation immédiate. Bah voyons !
Lire aussi : L’excellence des artisans alpins : Élixir des sommets
En fait, si un patronat réellement « patriote » voulait lancer un label parallèle un jour, il pourrait l’appeler « Produit par des Bretons pur beurre » ou « Produit par des Lorrains de souche » et n’employer que des locaux en les payant correctement et en les traitant bien. On peut toujours rêver!





