Faux Citizen Kane en Tatiscope, The French Dispatch enquille trois sketches coinços-farfelus sis dans la ville imaginaire d’Ennui-sur-Blasé. Convoquant autant de citations qu’il est possible à chaque plan, la prolifération narrative est mise au carreau dans l’habituel style ligne claire que ne dérangent pas les sinueux décadrages de caméra. L’écart strabique entre voix-off et images devient néanmoins rapidement déplaisant comme un caillou dans la chaussure.
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On dirait que Wes Anderson, dandy maniaque, ne destine son film qu’à une espèce particulière d’autistes Asperger capables de mathématiser et résoudre les différentes strates d’information. Tout dans cet aboli bibelot d’inanité visuelle est non nécessaire, jusqu’aux acteurs considérés comme des accessoires dont seul le timbre est particulier. Beau Brummell, à qui l’un de ses épigones demandait un jour comment il trouvait son habit, lui répondit superbement : « Quel habit ? » On a envie de réagir de même avec The French Dispatch : « Quel film ? »
The French Dispatch (1h48) de Wes Anderson, avec Timothée Chalamet, Léa Seydoux, Bill Murray, en salle le 27 octobre





