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Trappes : le salon de coiffure n’était pas mixte

Afin de répondre aux accusations du professeur Lemaire, le maire Ali Rabeh a invité les caméras de CNews pour montrer qu'il existait à Trappes, entre autres, des coiffeurs mixtes. Après quelques rapides recherches sur internet, il semblerait pourtant que le salon de coiffure mixte montré pour l'occasion - le Barber Squad - n'accueillait que des hommes hier. Ou des femmes à barbe ?

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© Capture d'écran

On appelle ça la méthode « Potemkine », du nom du ministre russe Grigori Potemkine qui avait érigé des façades en carton-pâte pour masquer la pauvreté en Crimée lors de la visite de l’impératrice Catherine II en 1787. Ce matin, la ville de Trappes et son maire Ali Rabeh, du mouvement Génération-s de Benoit Hamon, se sont inspirés du célèbre ministre pour se donner une image neuve, lisse et convenable. C’est que Jean-Marc Morandini se rendait à Trappes pour constater, le maire à ses côtés, le degré d’islamisation de la ville. En cause : les témoignages du professeur de philosophie Lemaire, qui se répand depuis une semaine dans la presse française pour dénoncer l’islamisation de la ville et la radicalisation de ses jeunes.

Marchés, rues, écoles : les caméras de CNews ont vadrouillé dans toute la ville. De passage devant un salon de coiffeur – le Barber Squad –, ils ont constaté qu’il s’agissait là d’un salon de coiffure mixte, deux hommes et une femme s’y faisant coiffer simultanément. Le maire jubile : il tient de quoi disqualifier publiquement les propos du professeur Lemaire, qui expliquait qu’il n’existait plus de coiffeurs mixtes dans la ville.

« C’est beau, c’est beau, mais ça n’existe pas » dirait Éric Zemmour. Comme le rapporte fdesouche, quelques recherches sur internet suffisent à démontrer que le salon de coiffure en question est un salon uniquement masculin, comme son nom pouvait d’ailleurs l’indiquer. Le salon est devenu mixte pour le passage du maire – et à sa demande ? – et a toiletté ses références internet pour essayer de faire disparaître toutes les preuves. Malheureusement pour eux, les archives web sont têtues, et laissent peu de doutes sur la contrefaçon de salon filmée ce matin. Preuves en image de cette mise en scène burlesque.

Le site internet du coiffeur hier
Le site internet du coiffeur aujourd’hui

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