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Tre piani : la messe est finie

Aussi foisonnant que poussif, le dernier Moretti mange à tous les râteliers sociétaux. Trois étages mais à ras de bitume.

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© Tre piani

En 2021, Nanni Moretti ne présente plus d’intérêt qu’en tant que cas d’école. L’irrévérence névrosée et contestataire qui faisait plus ou moins le charme de ses premiers films s’est depuis longtemps diluée, succès aidant, jusqu’à tourner en son contraire, le mauvais lait d’un contentement conformiste et bouffi. C’est particulièrement visible dans Tre Piani, premier scénario non-original signé par il maestro, d’après un roman israélien de Eshkol Nevo.

Quittant sa zone de confort depuis longtemps sinistrée (Habemus Papam et Mia Madre rivalisaient de hideur sénile), Moretti se réfugie dans le tout venant de la « sitdram » avec trois histoires imbriquées se développant sans relâche sur fond d’immeuble bourgeois où chaque étage abrite un mal à la mode. Charge mentale, emprise du patriarcat, #metoo avec soupçons de pédophilie se passent les plats, remplis jusqu’à ras bord, dans une farandole de rebondissements qui sembleraient moins forcés sur la longueur d’une série. Parti pour tourner son Julieta (le probable chef-d’œuvre d’Almodovar), Moretti se retrouve à la tête d’Une famille (pas très) formidable. [...]

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