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Maître Demarcq : « la chasse à courre est harcelée, insultée, agressée, diffamée »

Guillaume Demarcq, avocat du maître d'équipage du Rallye la Passion, société de vénerie qui avait été embarquée malgré elle lors de l'affaire Pilarski, a bien voulu répondre à nos questions. Retour sur des mois d'acharnement médiatique.

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©DR

Élisa Pilarski est retrouvée morte dans la forêt de Retz le 16 novembre 2019. Au même endroit est organisée une chasse à courre par le Rallye la Passion. Y a-t-il un rapport entre les deux événements ?

Aucun. C’est aussi simple que ça, il n’y a aucun rapport si ce n’est que ce sont deux évènements qui ont eu lieu le même jour.

Quelles mauvaises répercussions sur le Rallye la Passion cette affaire a-t-elle provoquées ?

Le Rallye la Passion s’est retrouvé au cœur d’une affaire médiatique qu’il n’avait pas du tout pressentie, puisque ses chasseurs savaient bien qu’ils étaient totalement étrangers à ce décès. Ils ont d’ailleurs appris ce décès le soir, bien après la chasse. Ils entendent qu’une jeune femme a été retrouvée morte dans la forêt et ils n’ont jamais envisagé que leur participation puisse même être évoquée. Ils se sont retrouvés mêlés à une tempête médiatique absolument extraordinaire, et ont été dépassés par quelque chose auquel ils étaient totalement étrangers.

À plus grande échelle, quelle incidence cela a eu sur les sociétés de vénerie en France ?

Qu’on aime ou pas la chasse à courre, c’est quelque chose de légal. Et malgré cela, ceux qui la pratiquent sont importunés. Le terme est faible parce qu’ils sont très régulièrement harcelés, insultés, agressés, diffamés. Ce fait divers est dramatique, car l’on parle d’une jeune femme enceinte qui est décédée. Si le Rallye la Passion n’avait rien à voir avec ce décès, cela a mis un coup de projecteur absolument surréaliste et très orienté : les chasseurs à courre se font traiter d’assassins, même si c’était déjà le cas auparavant car ils tuent des animaux. On a complètement perdu la raison dans ce dossier-là. Tout cela était aussi alimenté par Christophe Ellul, il ne faut pas se le cacher. Il le médiatise dès le départ lorsqu’il est interrogé, en commençant par parler des chasseurs à courre. C’est alors que cette affaire se répand sur les réseaux sociaux et les chaînes d’infos en continu. Ellul remet des sous dans la machine dès que cela s’arrête un peu avec son avocat communiquant, maître Novion. Avant il y en avait un autre, qui s’était présenté sur BFM TV comme l’avocat du chien ! C’est quand même effroyable ! J’ai le souvenir d’un plateau télé avec l’avocat de Christophe Ellul. C’était lunaire. Je me disais que, soit il n’avait pas ouvert le dossier, soit il mentait et ça ne l’embêtait guère[...]

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