[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1531299542524{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]
Notre responsable musique, Alain Blanville, a kidnappé notre stagiaire catholique traditionaliste pour le lâcher en plein Hellfest. Louis Lecomte en est revenu vivant. Voilà ce qu’il a vu.
Pour certains, un rassemblement sataniste, pour d’autres, un festival réputé pour sa remarquable organisation et le plus convivial d’Europe, le Hellfest clive depuis sa première édition. C’était en juin 2006, sur les ruines du défunt Furyfest, et à l’époque, le festival avait choqué pour avoir programmé des groupes comme Anal Cunt ou Satanic Warmaster, dont les textes, à l’occasion, promouvaient le nazisme. Le festival s’est depuis assagi, bien que lui soit toujours reproché son nom infernal, une référence au folklore metal qui a été jugé comme une provocation par certains chrétiens.
Lire aussi : Varsovie, des hommes et des douilles
Pourtant, rien d’infernal au Hellfest, et les chanteurs qui s’y produisent portent d’ailleurs plus souvent leur croix dans le bon sens qu’à l’envers. Le satanisme en tant que culte y est extrême-ment marginal, autant dans la programmation que parmi les festivaliers. En outre, les satanistes premier degré sont mal vus de la part de la plupart des métalleux, qui vivent leur univers comme une évasion et non comme une entreprise sectaire. Reste un certain mauvais goût gore de-ci-de-là, comme la « Warzone », une scène cernée de miradors et de barbelés.
Le satanisme en tant que culte y est extrêmement marginal, autant dans la programmation que parmi les festivaliers
Cette année, le temps est splendide et les festivaliers se voient même gratifiés d’un vent rafraîchissant. La qualité exceptionnelle du site et de l’organisation sont manifestes. Chaque année 900 000 € sont dépensés pour l’entretien du gazon, si bien que les 155 000 festivaliers déambulent dans une nature impeccable. L’organisation d’événements est un vrai savoir-faire français qui justifie la pluie de récompenses dont s’honore le Hellfest: « Meilleur grand festival » en 2014, 2015 et 2018 ; « Meilleur camping » en 2015 et 2016, et « Meilleure ambiance » en 2013 par le site Festival Award.

Crédit : @Alain Blanville pour L’Incorrect
Lire aussi : En immersion dans les catacombes de Paris
Chaque année le festival écoule en 45 minutes ses plus de 150 000 billets, sans même avoir dévoilé sa programmation, preuve que l’événement est devenu incontournable. La qualité du site, le prestige des groupes qui s’y produisent et l’esprit très bon enfant qui y règne expliquent son succès. Les plus anciens festivaliers déplorent que leur festival ait perdu l’esprit punk des débuts. Pourtant, débarrassé de certains excès initiaux, l’événement rassemble beaucoup plus de monde et contribue à faire connaître et respecter le metal au-delà des mélomanes du genre.
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]





