Jeudi 5 mai, dans la ville de Castres retentit un cri rauque : « Allah Akbar, je vais tuer les mécréants, vous saigner comme des porcs ». Un chevalier almohade ? Non, un migrant de 29 ans ciblé par une OQTF (obligation de quitter le territoire français) depuis deux ans qui blesse cinq policiers à main nue. Un troublant fait de trouble-fête qui, alors qu’il cassait tranquillement des voitures à côté de la mosquée, se fait finalement interpeller.
Lundi 9 mai, c’est une condamnation qui a été rendue par le tribunal de Quimper. Enfin, peut-on appeler « condamnation » une peine de 6 mois de sursis ? Elle portait sur les agissements d’un clandestin tunisien, frappé d’une OQTF –mais qui ne l’est pas de nos jours ?- qui a frappé sa femme enceinte. Mais il avait une bonne raison : « Elles ne doivent pas porter de trucs sexys ».
Mardi 10 mai, un autre « Allah Akbar » se fait entendre. Cette fois-ci, il résonne dans la cathédrale de Metz, sous les arcs-boutants et face au Christ. « Dieu est grand », mais pas le même. À 47 ans, l’Algérien clandestin vivait illégalement en France depuis huit ans et avait reçu deux OQTF – encore ! Il avait sur lui un couteau en céramique. Très probablement un déséquilibré : ils sont taquins ces derniers jours.
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Le même jour, devant un collège catholique de Marseille, un drame frappe la ville : un homme de 23 ans poignarde à la gorge un père de famille venu récupérer ses enfants. Arrêté par les passants, il est rapidement interpellé. Aux enquêteurs, il révèle avoir agi « au nom d’Allah ». Crime terroriste ? Pas pour la justice qui lui a découvert des « troubles psychiatriques ». Aucun signe de radicalisation par ailleurs. On s’interrogera tout de même très sérieusement sur l’absence totale de déséquilibré juif ou catholique qui irait commettre un meurtre.
Quelle journée que le 10 mai ! Voyageons en Avignon, ville des Papes. Là où l’immigration est forte, le trafic de drogue l’est aussi. Un jeune homme a été interpellé après que les policiers le découvrent la possession de cannabis et cocaïne. Rien de bien trépidant ? Détrompez-vous. Invectivant et menaçant sans réserve les forces de l’ordre qu’il emmène au poste, il lâche à son tour un « Allah Akbar ». Étonnant.
On s’interrogera tout de même très sérieusement sur l’absence totale de déséquilibré juif ou catholique qui irait commettre un meurtre.
En ce bel et ensoleillé jeudi 12 mai, à Grande-Synthe, la mosquée salafiste Al Houda subit une descente de police. Pourquoi ? Une école coranique clandestine s’y cachait, la malicieuse. Plus de 400 000 euros de détournement de fonds s’y ajoutent, ainsi qu’un imam rémunéré « au black ». Mais alors qu’on l’arrête pour l’emmener au poste, le principal suspect tente de s’emparer de l’arme du policier pour s’en servir contre lui. Une dernière facétie qui, on l’espère, laissera une trace impérissable dans son casier judiciaire.
Également le 12 mai, à Paris, une femme s’est lancée en croisade contre ceux qu’elle nomme « les Croisés ». Qui sont-ils ? Les policiers. « Allahu Akbar », crie-t-elle. Elle affirme avoir voulu « tirer sur les policiers », mais se contente de leur donner des coups de pied. En colère contre les violences policières, en possession d’un livre sur Ben Laden, la piste terroriste n’a pourtant pas été retenue.
Et les attentats se firent faits divers.





