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Zemmour en Corse : « Elle te plaît pas, ma sœur ? »

Durant deux jours, Éric Zemmour a eu un aperçu des paradoxes et des contrastes de l’île de beauté, de la témérité des insulaires se situant dans son camp ou dans le camp adverse. La Corse est la terre du déchaînement des passions, du verbe fort et de la gestuelle guerrière. En empruntant un itinéraire napoléonien, le polémiste a, semble-t-il, ravivé un feu ardent au moins : celui d’un retour au clivage idéologique à travers son âpreté. Il n’y avait guère de place pour l’indifférence lors de ce court séjour.

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© Yannick Campo

« Qu’on en dise du bien ou du mal, quand tout le monde en parle, c’est un succès », disait Boris Vian. La stratégie de la conquête trumpienne de 2016 reposait sur cette phrase. En attendant d’en savoir plus, Éric Zemmour poursuit cette philosophie pour la promotion de son dernier livre, La France n’a pas dit son dernier mot !

C’est donc ce territoire si particulier, cette terre qui a, depuis longtemps, mis son peuple sous la protection de la Vierge Marie, cette île qui cultive ses différences et ses querelles avec l’État que l’écrivain pas encore candidat a découverte les 7 et 8 octobre. À Sartène, la ville de Letizia Ramollino, la mère de l’Empereur puis dans la capitale impériale, Ajaccio, Éric Zemmour est venu troubler un début d’automne traditionnellement calme et serein. À Sartène, la visite guidée était assurée par le professeur émérite d’histoire grecque, Olivier Battistini. Dans sa demeure, le maitre de conférence présente au polémiste des trésors de littérature souvent méconnus.

« Les Corses ne cèdent pas à l'idéologie dominante et j’aime cet état d’esprit ! »

Éric Zemmour

Le directeur de communication de M. Zemmour, Olivier Ubida nous arrange un entretien d’une dizaine de minutes avec l’ancien éditorialiste du Figaro. Éric Zemmour peut répondre à quelques questions sur la mentalité insulaire qu’il considère comme un véritable rempart contre les idéologies menaçantes : « On a une idéologie venue des États-Unis qui désire nous effacer de la surface de la terre, de notre propre pays, de l’histoire du monde. Aux États-Unis et en France c’est le même phénomène, on dit aux peuples qu’ils sont coupables, les blancs sont coupables par essence. Ces populations se sentent tellement coupables et tellement malheureuses d’être coupables que pour obtenir le pardon, pour obtenir l’expiation, elles sont prêtes à détruire leur propre civilisation. Elles sont prêtes à se désagréger au profit d’autres civilisations qui ne demandent qu’à les remplacer. Il y a une alliance entre l’esprit de conquête de l’Islam qui nous menace depuis mille ans et la culture woke qui veut effacer l’homme blanc, hétérosexuel et catholique. C’est pour cela qu’il faut combattre sur les deux fronts afin de maintenir notre civilisation. Voilà pourquoi j’aime les Corses, qui ont compris cela, qui ne se laissent pas culpabiliser, qui ne se laissent pas soumettre. Je ne dis pas cela par démagogie, c’est ce que j’admire dans le peuple corse. Les Corses ne cèdent pas à cette idéologie dominante et j’aime cet état d’esprit ! » [...]

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