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Baroque, flamboyant, fellinien, pubard, caricatural ou encore guignolesque, les qualificatifs pleuvent à chaque sortie de ses nouveaux films. Une seule certitude : le cinéaste italien ne laisse pas indifférent.
C’est avec Il Divo, en 2008, que Sorretino acquiert une reconnaissance internationale. Son style radical est posé : dialogues littéraires, bande-son éclectique, mise en scène inventive et ton oscillant entre la farce, l’outrance, la cruauté et la mélancolie. En 2011, il fait une première incursion en anglais avec This Must Be the Place porté par Sean Penn grimé en ex-rock star type The Cure, un road movie qui lorgne vers Wenders mais qui porte bien son sceau. C’est avec La Grande Bellezza, en 2013, qu’arrive la consécration. Son film est sublime, son personnage, Jep, rappelle le Marcello de La Dolce Vita, et Sorrentino nous raconte en filmant les vestiges romains que « ce pour quoi nous sommes faits (c’est) l’amour de la beauté et la grâce ». Un Oscar, un Golden Globe et un Bafta Awards : Sorrentino est adoubé, Hollywood lui ouvre ses portes.
Un Oscar, un Golden Globe et un Bafta Awards : Sorrentino est adoubé, Hollywood lui ouvre ses portes.
Youth, sorti en 2015 auréolé d’un casting trois étoiles, renoue avec la thématique esquissée dans ses trois premiers films : les affres de la création et de l’âge confrontés à la jeunesse. C’est cette soif du beau qui guide Sorrentino comme ses personnages, une beauté qui est partout si l’on sait la révéler.
En 2016, le cinéaste italien s’attaque au Vatican. Le format de la série s’avère plus adapté à l’ampleur du sujet. Infatigable, Paolo Sorrentino revient au cinéma en 2018 avec Silvio et les autres, renouant avec la satire politique. Puis il se replonge dans la suite des péripéties de Pie XIII.
Arthur de Watrigant
Retrouvez la suite du dossier :
The Young Pope : La sainteté à hauteur d’Homme
The New Pope: Amour, gloire et beauté
Abbé Baumann : Une série fascinante
The New pope : Christophe Dickès
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