Tourné comme un documentaire, Mort à 2020 mêle les témoignages de personnalités (fictives) mondialement célèbres à des images d’archives de ces douze derniers mois. La nouvelle production Netflix s’annonçait bien : une satire sur l’année passée produite par le scénariste de Black Mirror. Le début, tout en sacrifiant à la doxa de gauche sur Johnson et Trump, se montre assez ironique et nuancé. Espoir de courte durée, dès l’arrivée de la séquence Black Lives Matter, le docu-fiction bascule dans le tract.
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Bande-son mélancolique, personnages binaires à l’image d’une « Karen » critiquant le mouvement qu’on montre comme une femme futile et hystérique, ou encore le porte-parole de la Maison Blanche se plaignant sans cesse de la censure des conservateurs par les GAFA, Mort à 2020 accumule les scènes censées provoquer le ridicule mais qui tournent au fiasco à force de tirer à vue avec autant de prétention. À la fin, sainte Kamala Harris et Uncle Joe terrassent l’odieux dragon Trump et l’Amérique libérale-libertaire est sauvée.
Mort à 2020 d’Al Campbell et d’Alice Mathias avec Samuel L. Jackson, Hugh Grant et Kumail Nanjiani. 1h00. Disponible sur Netflix





