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Régionales : quand la gauche flirte avec l’islamisme

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Publié le

7 juin 2021

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Dans le cadre des régionales à Roubaix et en Eure-et-Loir, la gauche française a démontré ses accointances avec l’islamisme politique.
Ali Rahni

Dernière grande étape politique avant la présidentielle de 2022, ces élections régionales agissent comme un révélateur de la proximité locale d’une certaine gauche avec les réseaux et militants proches de l’islamisme radical.

À Roubaix, la présence d’Ali Rahni a fait voler en éclats la potentielle union des listes de gauche. Une alliance entre Europe Écologie Les Verts, le Parti socialiste et La France insoumise avait effectivement été signée pour le canton de Roubaix 1, mais a été remise en cause par les représentants de LFI à cause de la présence sur la liste de ce proche soutien de Tariq Ramadan, qui avait notamment été à l’initiative d’une caisse pour financer sa défense au moment des accusations de viol, et qui prend fait et cause pour des causes controversées. Son activisme politique passe en particulier par sa participation à la radio Pastel FM, où il accueille régulièrement des personnages aux allégeances politiques douteuses comme Yacob Mahi, lui aussi proche de Ramadan, ou encore l’imam Hassan Iquioussen, proche des Frères musulmans. Il avait par ailleurs publiquement défendu l’ONG Barakacity au moment de sa dissolution par le ministre de l’Intérieur. Pour un militant écologiste, il semble bien plus s’intéresser à « l’islamophobie » et au conflit israélo-palestinien qu’à autre-chose. Ce discours vert-islamique est en terrain conquis à Roubaix, qui est l’une des villes les plus touchées par l’immigration, la ghettoïsation et le communautarisme islamique.

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Le candidat LFI Yann Merlevede a voulu écarter Ali Rahni de la liste alliée « au vu de ses accointances avec les figures de l’islam politique ». Et ce dernier de répondre : « Cette attaque m’a profondément déçu. Ils ont été trop loin ». LFI s’est finalement retiré de l’alliance de gauche, suivie de près par le PS pour éviter « de voir la réputation du personnage nuire à l’union des gauches ». Cet individu est pourtant toujours présent sur la liste EELV-PC à l’heure qu’il est, ces partis ne semblant pas troublés outre-mesure par les prises de position d’Ali Rahni – pourtant dénoncées par LFI, c’est dire ! Karima Chouia, co-secrétaire des Verts, a ainsi affirmé dans la Voix du Nord que « Ali Rahni n’a jamais tenu de propos allant à l’encontre des valeurs sociales et écologiques que nous portons ». Faut-il y voir un aveu de la part d’EELV, qui tremperait donc tout autant dans les réseaux islamistes que cet obscur individu ?

Cette situation fait écho à celle en Eure-et-Loir, où une alliance EELV, LFI et Génération.s a présenté pendant plusieurs semaines le candidat Abdelaziz Hafidi, qui tenait pourtant des propos ouvertement islamistes et antisémites sur son compte Facebook, et encore proche de Tariq Ramadan. Il avait notamment affirmé qu’une femme non-voilée était comme une pièce de deux euros : « Elle passe d’une main à l’autre ». Ses prises de position ayant été publiquement dénoncées, et sur fond de pression médiatique, Abdelaziz Hafidi a finalement été retiré de la liste. Cette situation a été dénoncée par le Général Richard Lizurey, ancien directeur de la Gendarmerie nationale et adjoint à la mairie de Chartres, dans une tribune publiée par L’Incorrect le 27 mai dernier : « Il est important que les citoyens soient informés que certains partis politiques acceptent d’être représentés par des militants aux sympathies islamistes, aux tendances complotistes, antisémites et antirépublicaines ».

Abdelaziz Hafidi avait notamment affirmé qu’une femme non-voilée était comme une pièce de deux euros : « Elle passe d’une main à l’autre »

Ces deux cas ne sont à l’évidence pas isolés, mais plutôt les symptômes de la profonde gangrène qui touche la gauche d’aujourd’hui et que Pierre-André Taguieff a fort adroitement qualifié d’islamo-gauchisme. L’affaire Sciences Po Grenoble de mars dernier en avait été une magistrale illustration. La récente sortie de Jean-Luc Mélenchon, où il suggère qu’un attentat islamiste sera planifié au moment des élections pour orienter les résultats, en est l’exemple le plus récent : « Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre » pour « montrer du doigt les musulmans. […] Tout ça c’est écrit d’avance ». Nous complotons collectivement contre l’islam, c’est évident. Autre exemple, Manon Aubry, élue Insoumise, s’est félicité la semaine dernière d’avoir participé à un séminaire avec la démocrate américaine Ilham Omar, première femme voilée élue au Congrès américain et très régulièrement accusée – y compris par son propre camp – d’antisémitisme. Sa plus belle phrase date de 2012 – elle était déjà élue : « Israël a hypnotisé le monde, puisse Allah réveiller le peuple et l’aider à voir ses mauvaises actions ». De quoi laisser rêveur.

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