Enfin ! Ça y est, le XV de France a remporté le très convoité Tournoi des VI Nations au terme d’un match contre l’Angleterre durant lequel tous les fans de rugby de France et de Navarre ont retenu leur souffle. Mais durant ce match, comme durant les autres, l’équipe d’Antoine Dupont n’a pas tremblé. Douze ans après leur dernière victoire, les Bleus vainquent en force dans un Stade de France tout à fait rempli en concluant superbement un Grand Chelem.
Le premier match de l’année avait opposé la France à l’Italie, l’éternel perdant. Une mise en jambe assez facile où on avait pu apercevoir un état d’esprit conquérant de la part des hommes de Fabien Galthié. Le vrai défi arriverait une semaine plus tard, face à l’Irlande. Les deux équipes étant d’un niveau similaire, on a longtemps eu peur. Pourtant, au terme d’un match serré (30 à 24), les Français gagnent encore. Mais trois matchs restent, rien n’est gagné.
Deux semaines plus tard, l’Écosse est aisément dominée 36 à 17 et on comprend que cette fois-ci, on peut véritablement gagner. Si le match qui suivra contre le Pays de Galles est plus tendu (13 à 9), l’équipe de France domine toujours, ne flanchant que quelques minutes, le temps de se reprendre en main après le fameux début de 2e mi-temps qui nous perd toujours. Pourtant, c’est hier soir à 21h au Stade de France que tout s’est joué.
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En effet, la France est la championne de l’échec-du-dernier-moment et les Anglais ne vivent que pour nous emm..der. Surtout qu’au vu du très bon tournoi joué par l’Irlande, une défaite signifiait pour les Français que l’îled’Émeraude remporterait le trophée grâce aux bonus offensifs. Mais en ce jour où l’Italie remportait sa première victoire en 5 ans de défaites ininterrompues, il était écrit que tout ne se passerait pas comme d’habitude.
Malgré la jeunesse du XV de France, nos joueurs semblaient avoir une cohésion sans faille, avec sang-froid et détermination. Sous les hurlements enflammés de 80 000 spectateurs venus de toute la France, Antoine Dupont et ses coéquipiers sont entrés sur le terrain, le regard fermé de concentration. Le « Crunch », comme on appelle les matches France-Angleterre, s’annonçait sérieux. Dès le début, les Français nous ont fait peur avec un en-avant d’Anthony Jelonch qui donne à l’excellent et exécrable Anglais Marcus Smith de commencer à nous mettre en danger. Heureusement, une pénalité concédée par l’Angleterre à la 10e minute permet à la France d’inscrire 3 points, suivis d’un superbe essai de Gaël Fickou, toujours magistral, 5 minutes plus tard, non-transformé. On passe à 8-3 après une pénalité anglaise, puis 11-3 avec une pénalité française, et 11-6 lorsque les Anglais en remettent une. On assiste à un match de ping-pong : les Français commettent des fautes de main en attaque, mais assurent en défense. C’est juste avant la mi-temps que François Cros inscrit l’essai salvateur, du bout du bras, qui offre une bouffée d’air au XV de France.
L’arbitre siffle trois fois, les joueurs sont en larmes, la France a son trophée
Le début de seconde période, comme toujours avec les Français, est fébrile. Un essai anglais de Steward transformé ramène le score à 18-13 et fait craindre une fameuse « remontada ». Sous pression, les Français ont bien du mal à dominer comme ils l’ont fait jusqu’à présent. Cependant, après une heure de jeu, l’avantage revient à nos Bleus avec un superbe essai du meilleur joueur du monde : Antoine Dupont. Ça y est, 25-13 et le score ne bougera plus jusqu’à la fin du match. L’arbitre siffle trois fois, les joueurs sont en larmes, la France a son trophée et se hisse à la seconde place du classement mondial, devant la Nouvelle-Zélande vaincue quelques mois plus tôt mais derrière l’Afrique du Sud championne du monde.
Le sacre est fait, en attendant la Coupe du Monde l’année prochaine, en France.





