10. François Bayrou
Le Haut-commissaire au Plan. Lui-même. Alors qu’on s’y attendait, François Bayrou a été mis en examen pour complicité de détournement de fonds publics. Ce seraient ainsi 1,4 million d’euros qui auraient été utilisés pour rémunérer des attachés parlementaires pour des tâches qui n’avaient rien à voir avec le bon fonctionnement des institutions européennes, mais avec le bon fonctionnement du MoDem. On compte ainsi pas moins de quinze mises en examen depuis cinq ans au sein du parti. C’est fort, mais on a mieux.
9. M’jid El Guerrab
Non, ce n’est pas d’un immigré lambda, mais bien d’un député LREM que l’on parle. Représentant à l’Assemblée nationale des Français établis hors de France, il est actuellement mis en examen pour avoir, en 2017, agressé Boris Faure, un membre du Parti Socialiste à coups de casque de moto. Vous avez bien lu : un député qui met des coups de casque de moto. L’agression a par ailleurs entraîné une hémorragie cérébrale et la victime a été transportée en soins intensifs. La hausse de l’insécurité, c’est lui.
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8. Richard Ferrand
L’affaire des « Mutuelles de Bretagne » comme on dit. Elle est complexe, tordue, mais tentons de la résumer. En 2011, Richard Ferrand est président des Mutuelles de Bretagne. Sa société cherche à acquérir un bâtiment à louer et lance un appel d’offre. Parallèlement, la compagne de Ferrand monte une société et obtient un prêt bancaire pour acheter un bâtiment correspondant au cahier des charges de l’appel d’offre. Évidemment, c’est la société de la femme de Richard Ferrand qui gagne l’appel d’offre. C’est pas drôle sinon. Résultat, une jolie collusion illégale. Alors qu’il aurait logiquement dû être condamné, c’est la prescription qu’il a invoquée. Bien joué.
7. Muriel Pénicaud
La classe américaine. La ministre du Travail avait en 2016, alors qu’Emmanuel Macron était encore à l’Économie, payé une soirée à 380 000 euros pour lui, Pierre Gattaz et d’autres, à la société Havas. Le problème est double. Tout d’abord, Muriel n’aurait pas respecté la procédure qui voulait que, pour de telles sommes, un appel d’offres soit lancé, et ce tout en magouillant pour qu’un tel budget reste légalement acceptable. Or, pourquoi l’appel d’offres n’a-t-il pas été respecté ? Pourquoi est-ce la société Havas qui a obtenu le contrat ? Mystère… À moins que le neveu de Muriel ne soit autre qu’Augustin Pénicaud, celui-là même qui a un haut poste dans l’entreprise. Étrange.
Mais quand même, Agnès Buzyn a obtenu la Légion d’Honneur. La logique macronienne messieurs-dames !
6. Agnès Buzyn
Buzyn, ou le bouc émissaire. Mise en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui », l’ancienne ministre de la Santé semble devoir être la responsable de tout le scandale qui avait entouré le début du Covid-19. En effet, alors qu’elle était parfaitement au courant de sa dangerosité, l’ex-ministre n’avait, pour ainsi dire, rien fait si ce n’est quitter son poste pour remplacer Benjamin Griveaux lors des élections municipales de Paris en 2020. Ah si, elle avait posé des affiches de prévention dans les aéroports. Et avait assuré que la France était tout à fait prête à gérer « d’éventuels cas » alors même qu’elle était tout à fait informée de la situation chinoise. Mais quand même, elle a obtenu la Légion d’Honneur. La logique macronienne messieurs-dames !
5. Gérald Darmanin
Alors lui, c’est un champion. Bien qu’il ait obtenu un non-lieu (pourquoi ? comment ?) pour le moins improbable, le ministre de l’Intérieur est probablement le plus médiatisé pour ses affaires. Celui qui est en charge de toute la police a en effet été mis en examen à deux reprises pour viol et surtout, abus de faiblesse. Quelle est la grande passion de Gérald Darmanin ? Forcer, dans tous les sens du terme. Le ministre a, en effet, été particulièrement lourd dans sa drague tout en gardant une solution de secours en cas d’échec. Laquelle ? Utiliser la position de faiblesse des femmes pour obtenir des rapports grâce à un ingénieux système de chantage.
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4. Eric Dupond-Moretti
Un ministre de la Justice mis en examen. C’est beau, c’est beau et en plus ça existe ! Celui qui est chargé de gérer l’appareil judiciaire a lui-même été mis en examen pour « prise illégale d’intérêts ». Qu’est-ce que ça signifie concrètement ? Que ce brave homme qui passait sa vie à défendre des terroristes aurait décidé d’utiliser sa fonction de ministre pour régler ses comptes avec ses ennemis magistrats. Mais ce n’est pas tout ! Tel un Balkany moyen, le ministre n’a pas hésité à « oublier de déclarer 300 000 euros » sur l’année 2019 alors qu’il était encore Acquittator. Une justice corrompue ? Si peu.
3. Alexis Kohler
Qui est-il ? Le secrétaire général de l’Élysée. Qu’aurait-t-il fait ? Du favoritisme. En effet, le cousin d’Alexis Kohler est propriétaire du deuxième plus grand armateur du monde, MSC, et Alexis Kohler a permis à l’entreprise d’acquérir du capital des chantiers français STX. Par ailleurs, quelques années plus tôt, il avait manœuvré pour que MSC réalise une commande exceptionnelle pour sauver l’entreprise française. C’est donc pour « trafic d’influence », « prise illégale d’intérêts » et « corruption passive » (massive) que le proche de Macron a été épinglé à plusieurs reprises. Un de plus.
Depuis cinq ans, Thierry Solère a subi plus de douze mises en examen. Un véritable champion.
2. Thierry Solère
Depuis cinq ans, Thierry Solère a subi plus de douze mises en examen. Un véritable champion. Le député LREM a ainsi été accusé de fraude fiscale, trafic d’influence, corruption, abus de biens sociaux, financement illicite de dépenses électorales, manquements auprès de la Haute Autorité à la Transparence de la vie publique, emploi fictif, blanchiment et atteinte à la vie privée. Ça fait beaucoup là, non ? Cet homme reste ainsi probablement l’un des plus corrompus de notre Ve République (si tout cela est avéré, évidemment). On a un peu le tournis à la vue de tout cela, presque une affaire par an entre 2003 et 2019. Il bat tous les records.
1. Alexandre Benalla
Une affaire qui, si elle avait été mieux médiatisée, aurait tout à fait pu provoquer un scandale bien plus important. Chargé de mission à l’Élysée, en plein cœur de l’époque des Gilets Jaunes, Benalla a vécu une histoire rocambolesque. Tout d’abord, il avait participé à une opération de maintien de l’ordre en 2018, équipé d’un uniforme de CRS en frappant des manifestants alors même qu’il n’est pas policier. Ce n’est pas tout, ce serait trop facile. Le chargé de mission aurait également bénéficié d’un passeport diplomatique pour une vingtaine de missions après son licenciement de l’Élysée. Ajoutez à cela ses liens avec les sociétés de sécurité d’importants oligarques russes avec qui il aurait signé des contrats pour les proches de Macron, vous avez un combo.





