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Sélectron : les dix déclarations méprisantes d’Emmanuel Macron

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Publié le

6 janvier 2022

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Emmanuel Macron a donc « très envie d’emmerder les non-vaccinés ». Cette sortie pleine de bon goût, de grâce et de bons sentiments n’est pas la première du genre. Sélectron des déclarations dégoulinantes de mépris que notre cher président a adressées aux Français.
Macron selectron

10 -« Je traverse la rue et je vous trouve du travail. »

Le 15 septembre 2018, la journée européenne du patrimoine était organisée par le palais de l’Élysée. Emmanuel Macron se fait aborder par un homme de 25 ans qui lui explique ses difficultés pour trouver un emploi dans son domaine, l’horticulture, ce à quoi notre président lui répond qu’il y a plein d’autres secteurs qui embauchent. Et d’ajouter : « Je traverse la rue et je vous trouve du travail ». Traduisons : « Ta passion, c’est de la merde, deviens serveur et va travailler feignasse ». Une pépite qui lui collera à la peau pendant encore longtemps.

9 – « Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler. »

Celle-ci est incroyable ! Alors ministre de l’Économie en déplacement à Lunel dans l’Hérault le 27 mai 2016, pour rencontrer de jeunes élèves dans le numérique, Macron se fait accoster par deux grévistes remontés contre la loi travail. Un échange tendu d’une dizaine de minutes s’instaure et le ministre perd patience, ses nerfs craquent, et il lâche à ses deux interlocuteurs cette envolée : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ». Du grand art !

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8 -« Je ne céderai rien, ni aux cyniques, ni aux fainéants, ni aux extrêmes. »

Vendredi 8 septembre 2017 à Athènes, notre président lâche cette charmante déclaration à propos de sa politique de réformes. Soyons clair, tu auras beau te tuer à la tâche, si tu es contre les réformes du grand chef, t’es une feignasse cynique et extrémiste. Bon extrémiste, passe encore (on a l’habitude !), mais fainéant et cynique, c’est très fort. Encore une belle preuve de déconnexion et de mépris des élites vis-à-vis du peuple.

7 – Les « Gaulois réfractaires »

Emmanuel Macron s’est amusé, le mercredi 29 août 2018, à comparer les Danois, « peuple luthérien » ouvert aux transformations, aux Français, ces « Gaulois réfractaires au changement ». Après nous avoir traités de feignasses en Grèce, nous voilà donc réfractaires au Danemark. Si l’envie venait à lui prendre de faire un tour du monde, y aurait-il assez d’adjectifs insultants pour nous décrire ?

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6 – «Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas. »

Le 4 octobre 2017, lors d’un déplacement en Corrèze, notre président qui discutait des problèmes de recrutement d’une fonderie a tenu ces doux propos envers les manifestants de la GM&S, une entreprise en liquidation judiciaire et dont les salariés cherchaient désespérément un repreneur. Voilà la macronie à l’état pur : l’homme n’est rien de plus qu’un outil de production sommés de s’exécuter.

5 – « Tiens bon, on les aura ces connards. »

Cette déclaration est un peu à part puisqu’elle n’est pas officielle : c’est un texto du président destiné à Olivier Véran qui a fuité (à souhait ?) en janvier 2021. Destiné à tous ceux qui critiquaient la politique sanitaire du gouvernement, le SMS démontre la sérénité olympienne de Jupiter.

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4 –« On met un pognon de dingue dans les minimas sociaux et les gens sont quand même pauvres. »

Dans un tweet de Sibeth Ndiaye du 13 juin 2018 montrant Emmanuel Macron avec ses conseillers, on l’entend dire cette phrase qui laisse pantois tant elle est méprisante. Si les pauvres sont encore pauvres alors qu’on les aide, c’est décidément qu’ils ne valent pas mieux.

3 – « Pour beaucoup illettrées. »

Le 17 septembre 2014 sur Europe 1, le ministre de l’Économie parle du pouvoir d’achat et veut illustrer son propos en prenant le cas des salariés de l’abattoir GAD, composé majoritairement de femmes « pour beaucoup illettrées ». Illettrées, on ne sait pas, mais sourdes certainement pas, puisqu’elles ont immédiatement fait savoir leur colère.

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2 – « Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. »

Évidemment, cette sortie devait figurer dans notre sélectron. Le 29 juin 2017 lors d’un discours pour l’inauguration du campus de start-up Station F à Paris, fondé dans un ancien dépôt ferroviaire, Macron nous explique que l’on croise dans une gare « les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ». Donc soit vous êtres un entrepreneur à succès, soit vous n’êtes rien. Si vous voulez un signe distinctif, regardez les poignets : les vainqueurs doivent avoir une Rolex à 50 ans, disait Jacques Séguéla.

1 – « Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien. » Le meilleur pour la fin évidemment. C’était le 1er juin 2017, en Bretagne, que notre président balance cette fine plaisanterie à propos des « kwassa-kwassa », des barques de pêche que les passeurs utilisent pour emmener des migrants originaires des Comores sur l’île de Mayotte. La plaisanterie est douteuse puisque, outre le mépris des pêcheurs, l’immigration crée des problèmes cauchemardesques à Mayotte qui sont loin d’être résolus. La déclaration fera un tollé.

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