14 – Bilan annuel du président de la République devant le Congrès
Cette idée aurait obligé le Président, devant les représentants du peuple français, à défendre son bilan au lieu de se tenir, tel Jupiter (ou Icare ?) haut dans les cieux, ne daignant même pas s’exprimer en débat. La mesure a subitement et étrangement disparu en 2019, après la crise des Gilets jaunes.
13 – Un tribunal de première instance dans chaque département
Alors que les scandales judiciaires s’accumulent, que des criminels sont relâchés, que des affaires durent des mois entiers par manque de moyens, cette mesure aurait permis de désengorger les tribunaux. Pourtant, malgré la crise que nous traversons depuis des années, le budget du ministère de la Justice reste tout bonnement ridicule.
12 – 15 000 nouvelles places de prison
En parallèle, la construction de 15 000 places de prison aurait permis d’appliquer réellement les sentences prononcées par les juges et d’avoir des établissements carcéraux moins surpeuplés, alors que les détenus se retrouvent parfois à six par cellule et qu’on relâche des criminels sans que leur peine n’ait été appliquée. Le nombre de détenus a proportionnellement plus augmenté que le nombre de places de prison, mais le gouvernement avait ramené dès 2018 son objectif à 7 000 places.
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11 – Aides et bourses aux étudiants renforcées et plus progressives
La crise sanitaire l’a démontré : la situation des étudiants est plus précaire que jamais. Alors que beaucoup ne peuvent accéder à certaines villes au logement trop cher, favorisant la reproduction sociale de la bourgeoisie, une augmentation des aides étudiantes aurait permis à ceux-ci une vie plus décente, évitant les immenses queues qu’ils formaient à l’entrée des aides alimentaires. Loin de là, la première mesure polémique d’Emmanuel Macron nous est restée en mémoire : une baisse de cinq euros des APL. Rien d’autre n’est à signaler.
10 – Davantage lutter contre la fraude sociale
La fraude sociale a beaucoup fait parler d’elle depuis que Charles Prats a publié son Cartel des fraudes en septembre 2021. La chiffrant à 50 milliards d’euros, le magistrat qui soutient Valérie Pécresse a mis en lumière un important problème contre lequel rien n’a été fait. Macron a choisi de ménager cette fraude en ne bougeant pas le petit doigt, malgré la multiplication des propositions durant son quinquennat.
9 – Alourdir les sanctions contre la fraude fiscale
Si Macron n’a pas touché à la fraude sociale, comment imaginer qu’il ait pu s’attaquer à son pendant fiscal ? Les Pandora Papers, publiés en octobre 2021, ont pourtant révélé l’immensité vertigineuse de la fraude fiscale dans le monde. Estimée entre 50 et 100 milliards d’euros, nous ne sommes pas vraiment étonnés que le candidat des riches ne s’y soit pas confronté. Ses amis y ont peut-être intérêt.
8 – Élimination progressive des pesticides
Cette mesure est l’une des premières auxquelles le candidat a renoncé. En 2018, le chef de l’État avait en effet tranché, après un avis défavorable du Parlement européen, que l’utilisation du glyphosate sur le territoire français serait prolongée pour cinq ans. Alors qu’il est avéré que le produit est néfaste pour l’environnement, rien n’a été fait pour l’interdire.
Si Macron n’a pas touché à la fraude sociale, comment imaginer qu’il ait pu s’attaquer à son pendant fiscal ?
7 – Lutte contre la vie chère en outre-mer
De l’eau noire qui sort du robinet et des prix extrêmement élevés comparés à la France métropolitaine, mais rien n’y fait. Malgré ses promesses, le gouvernement s’est distingué par une absence totale d’actions dans ces régions, ce a engendré de violentes manifestations, notamment en Guadeloupe et en Guyane française.
6 – Nouer des accords avec les pays de départ et de transit des migrants
Une bonne idée qui a mis quatre ans pour n’être appliquée qu’avec un seul pays. Et encore, le gouvernement est incapable de faire ployer un pays faible par peur de représailles de la part de l’électorat algérien en France. Comment espérer dans ce cas que le président de la République tienne sa promesse en réalisant des accords bilatéraux ? Au lieu de cela, il a transformé un milliard de dettes en aide au développement, en plus de rester dans l’inaction migratoire en faisant miroiter le mythe des « frontières européennes ».
5 – Mieux définir les besoins pour l’immigration économique
Pas la peine de développer ce sujet. Les discours l’annonçaient, les chiffres le démontrent : Macron n’a rien fait pour endiguer l’immigration.
4 – Initiative mondiale contre la GPA
Alors que la PMA sans père a été promulguée et que s’ouvrent les débats sur l’euthanasie, le Président que l’on dit conservateur dans le privé avait promis une initiative mondiale contre la GPA. Tout en voulant reconnaître les enfants nés de GPA à l’étranger. C’est ça le « en même temps ». Pour ce qui est de cette « initiative mondiale », le silence du Président est peut-être un prélude à un changement d’avis en la matière.
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3 – Réduire d’un tiers le nombre de parlementaires
Ah ! En voilà une bonne idée ! Alors que le coût d’un parlementaire est estimé à environ 1 million d’euros par an, on aurait pu économiser 300 millions par an, soit 1,5 milliards d’euros sur le quinquennat. Mais non, « les copains d’abord » comme dirait l’autre. Cette mesure n’a même jamais été discutée au Parlement. Étrange, non ?
2 – Instaurer une dose de proportionnelle
Plus de représentativité démocratique ? La mesure a bien été discutée sous Edouard Philippe, mais jamais votée, parce qu’elle menacerait la majorité sans discussions de LREM. Cette mesure qui changerait l’esprit déjà envolé de la Ve République pourrait en effet faire contrepoids à la toute-puissance du Président. Selon certaines rumeurs, cette mesure serait à nouveau dans le programme de Macron pour la campagne de 2022. Pour cette fois-ci l’appliquer ?
1 – Porter le budget de la défense à 2 % du PIB
1,47%. Malgré une hausse pour le budget de 2022, le Président est bien loin de l’objectif annoncé au cours de sa campagne. Et pour cause : Macron préfère communier dans l’européisme béat, rêvant d’une grande armée européenne.





