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Pour toujours : un peu de Chardonne

Un couple d’homosexuels romains aux sentiments éreintés par quinze ans de vie commune se voit confier les enfants de la meilleure amie d’un des deux hommes, hospitalisée. Les défis posés par cette nouvelle responsabilité vont éprouver encore plus l’union vacillante tout en lui conférant une nouvelle justification. L’homosexualité est un thème récurrent du réalisateur Ferzan Ozpetek, qui la pratique lui-même. Tout en posant certains problèmes moraux, le film ne sombre néanmoins jamais dans la propagande LGBT. [...]

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Station opéra : les noces soporifiques de Figaro
Qui dit « woke », dit-il vraiment « éveillé » ? À l’opéra plus qu’ailleurs le mot semble trompeur. Voici que l’Anglaise Netia Jones, metteure en scène très acclamée dans son pays, nous sert du Mozart à la sauce féministe, avec un résultat on ne peut plus soporifique. Fade jusque dans le propos idéologique, sa nouvelle production des Noces de Figaro au Palais Garnier est d’un ennui mortel. Le comble, pour un « opera buffa » où il ne devrait pas y avoir un instant de répit, pur chef-d’œuvre d’horlogerie comme seul le XVIIIe siècle, tellement plus drôle et brillant que le nôtre, en avait le secret. Ni l’analyse appuyée des conflits homme-femme, ni la mise en abyme prétendument originale – mais combien de fois déjà vue – dans les coulisses d’un théâtre, ne suffisent à entrainer le public dans quelque chose qui ressemble au tourbillon d’une « folle journée ». [...]
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Frédéric Beigbeder : bilan provisoire

Un barrage contre l’Atlantique est écrit en aphorismes, pourquoi ?

Ce ne sont pas des aphorismes, lesquels sont des phrases autonomes, des maximes. J’admire les aphorismes de Chamfort ou La Rochefoucauld, mais ce n’est pas ce que j’ai voulu faire. J’ai écrit des phrases connectées entre elles. Peut-être n’est-ce pas évident au début, peut-être y a-t-il quelques aphorismes, mais très vite, on doit s’apercevoir qu’on est dans la tête d’un narrateur, que les phrases sont soudées, jusqu’à progressivement atteindre la fusion totale. C’est une expérience un peu formelle, pour changer.

Pour réinventer votre façon d’écrire ?

C’est un peu prétentieux de le dire comme ça, mais le roman doit évoluer. On ne va pas, en 2022, écrire des romans comme au XIXe siècle.

Lire aussi : Michel Houellebecq : prophète de la fin

Ce que fait Houellebecq…

Houellebecq a une fascination pour les grands romanciers russes, Dostoïevski notamment. Il a l’ambition folle de tout dire dans un livre, d’y contenir le monde entier : la politique, le terrorisme, la mort, la maladie, l’amour. Je n’ai pas cette ambition ! Et c’est bien que nous ne soyons pas dans le même registre, que l’on écrive des choses très différentes, tout en étant amis et en publiant le même jour. « Mon passé m’envoie des SMS » : c’est une des premières phrases et elle résume assez bien le livre. [...]

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Petite Solange : l’inaccomplie

Après Petite fille, Petite maman, Petite soeur, voici Petite Solange, avant début mars (comment attendre ?) Petite nature… En deux ans, l’épidémie de petites fait symptôme : le cinéma français ne veut pas grandir ou alors tout doucement, le cinéma français ne veut pas de masculin ou alors dans les marges. Désir d’avenir, désir de riquiqui. Le féminin devient la boussole mignonne de la représentation, vraie ou fausse (Petite fille), unique ou dédoublée (Petite maman). Mais de ceux que l’on a vus - fille/maman/Solange - seuls le Lifshitz et le Sciamma, malsains et/ou retors, feignent l’insignifiance, le Ropert n’y parvient jamais, car il est pour sa part intrinsèquement et absolument insignifiant.

Pourquoi Solange, 13 ans, ne parvient pas à réciter sa poésie en classe de français ? (Arrêt sur image, titre en surimpression : Petite Solange). C’est ce que le film va « démêler » (terme inadéquat ici). Le regard à hauteur d’enfant ne saisit rien qui vaille ; la famille nantaise, à la fois inter- et permittente du spectacle, se fissure ; Papa libraire musical trompe Maman actrice de compagnie subventionnée. Il y a de l’eau, sous les ponts où l’on se jette, dans le gaz d’un scénario volatil. Le frère aîné s’éloigne, la meilleure amie garçonne comprend sans comprendre. Solange sombre dans la dépression, et le film ne l’accompagne pas, restant confusément fade et mignonnet, même lorsqu’il s’agit de filmer une tentative de suicide. [...]

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Johanna Hogg : scruter l’intimité
Le Souvenir, c’est d’abord une toile de Fragonard qui deviendra l’emblème d’une relation douloureuse et passionnée au début des années 1980, celle qu’entretiendra la réalisatrice Joanna Hogg avec un jeune homme trouble, porté sur le mensonge et l’héroïne. Une relation qui finira tragiquement et dont la réalisatrice ne se remettra jamais totalement. Toute sa vie durant, elle cherchera à comprendre les mécanismes qui l’ont amenée à aimer un tel individu, et surtout à fermer les yeux sur ses aspects les moins tolérables. The Souvenir, son dernier film en date projeté au dernier festival de Cannes et produit par Martin Scorsese est d’abord un film tentant de répondre à cette question simple : peut-on aimer ce qui nous consume ? [...]
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Les comics wokes : anatomie d’un flop

Après Disney, Marvel ou Netflix, c’est DC Comics qui est récemment passé à l’heure « woke ». Et quoi de mieux pour rentrer dans la danse que de le faire avec l’une des figures emblématiques du studio : Superman. Super héros, virile, blanc, hétérosexuel, il est la figure parfaite à transformer et déconstruire.

De ces vieux attributs datés, il fallait donc passer à quelque chose de plus jeune et dans l’air du temps, en l’occurrence un Superman (le fils du Superman d’origine, mais qui reprend le costume de héros du paternel) qui dans le civil est avocat pro-migrants et militant activiste pour la cause climatique. En privé, il n’est rien de moins qu’un super-héros bisexuel. [...]

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Éditorial culture de février : C’est n’estimer à rien qu’estimer tout le monde

On rend hommage à Molière, baptisé en janvier 1622, en cette année de ses quatre-cents hivers. De nos amis de Causeur à France 3, le dramaturge du roi soleil est remis sur son trône. Et c’est une idée facile que de défendre Molière, puisque personne n’est contre et que tout le monde l’a reconnu, ce pourquoi nous n’avions pas l’instinct de le faire ici, nous qui nous occupons de la guerre immédiate et préférions, en ces circonstances, nous pencher sur le cas Houellebecq, mais il s’agit néanmoins d’une belle idée, bien sûr, que nous sommes heureux de voir illustrée. Sauf que sur France 3 une séquence très gênante a été enregistrée et qu’elle mérite que nous y revenions pour être jugée dans ces pages. On y voit un afro-descendant (il le revendique comme identité première) au pseudonyme anglophone, Kery James (Alix Mathurin de son nom civil), revendiquer l’héritage de Molière et, à ce titre, improviser une espèce de slam passif-agressif face à Jacques Weber, notamment, un vieux comédien teigneux, buté, stupide, qui semble ému aux larmes devant la pathétique prestation du rappeur.…

Arthur Rambo : le naufrage du Rambo-warrior

On n’enlèvera pas à Laurent Cantet d’avoir trouvé en Arthur Rambo un excellent avatar à son Karim D., double évident de Mehdi Meklat. Mais partant du principe qu’il y aurait un mystère Meklat à dévoiler, son film est un échec total. Saisi en pleine gloire juste avant la chute, le héros est accompagné à chacune des stations qui le mènent au calvaire. Tous – éditeur, amis, famille – le mettent en accusation, et le petit arriviste bling-bling de devenir improprement une sorte de Rubempré christique. [...]

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