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En défense de Murmures de la Cité : un spectacle pour rassembler, pas diviser

Depuis quelques jours, le spectacle Murmures de la Cité, prévu à Moulins du 11 au 13 juillet, fait l’objet d’attaques émanant du Député communiste Yannick Monnet et d’élus de gauche de Moulins et d’Yzeure, sous prétexte que les soutiens et idées supposées des porteurs du projet (Pierre-Edouard Sterin, catholicisme « d’extrême droite », etc…), les symboles choisis ou la forme narrative ne leur conviendraient pas.

Ce spectacle de grande ampleur, mêlant théâtre, musique, projections monumentales et récits patrimoniaux est un projet culturel ambitieux, pensé pour rassembler les habitants et attirer des visiteurs, faire rayonner le Bourbonnais au-delà de ses frontières, et en célébrer les richesses trop méconnues.

N’est-il pas paradoxal – pour ne pas dire scandaleux – que des élus d’un territoire trahissent ainsi son intérêt collectif pour privilégier leurs médiocres jalousies politiques avec une étroitesse d’esprit et un sectarisme digne des procès de Moscou ? Doit-on rappeler que la culture ne saurait se plier à des injonctions partisanes, ni être jugée à l’aune de considérations politiciennes ?…

La dernière confession d’un condamné : Bedos ou la grâce du naufrage

Il faut parfois tout perdre pour écrire vraiment. C’est la leçon terrible et splendide que nous laisse La soif de honte, le dernier livre de Nicolas Bedos, paru chez L’Observatoire. Un récit où l’on n’attendait plus rien sinon quelques excuses mal écrites, quelques lamentations médiatiques, et où surgit, contre toute attente, un grand texte littéraire. Non pas un plaidoyer, encore moins un manifeste, mais un miroir tendu au lecteur, et peut-être à notre époque tout entière.

Il aurait pu se taire, se terrer, devenir ce visage déchu que les plateaux n’osent plus inviter qu’à la marge. Il aurait pu écrire une lettre aux Français dans Le Figaro comme Gérard Depardieu, une justification édulcorée, ou, comme tant d’autres, se réfugier dans la victimisation chic. Mais Bedos n’a choisi ni l’évitement, ni le pardon instantané. Il a choisi ce qu’il manie le mieux : la plume. Une langue belle, dense, parfois précieuse, souvent incandescente, dans laquelle il se livre sans fard.…

« Les Maudites » : le mal toxique
Le féminisme dernière génération s’est depuis quelques années engouffré dans les films d’horreur en pointant l’élément perturbateur dès le titre : Invisible man, Men… Les Maudites, premier long de Pedro Martin-Calero, décale l’objectif sur les victimes, une triade de femmes sur plusieurs générations et pays, menacées par une présence qui n’est visible qu’au sein des écrans. Cette belle idée accouche d’une première demi-heure marquante avec notamment un meurtre sur Zoom, à la fois en direct et hors-champ, de grande classe. [...]
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« Libertate » : Roumanie année zero
Une équation fatale veut que la plupart du temps, cinéma roumain = des blaireaux en bisbille qui font la gueule ou s’apostrophent pendant deux heures et des poussières. Libertate de Tudor Giurgiu la contourne en partie. Ce récit de la révolution roumaine de 1989 sise dans l’un de ses épicentres, la ville de Sibiu, est vif et enlevé comme le Bloody Sunday de Paul Greengass, la caméra nauséeuse en moins. On suit un flic dans sa tentative de survie avec d’autres suppôts du régime finalement parqués dans une piscine vide. [...]
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The Raveonettes : du surf sous la pluie
Je vous ai découvert en 2007, au moment de la sortie de votre album Lust Lust Lust. À l’époque, vous étiez au milieu de cette scène musicale qui était partie de New York et Londres pour charmer le monde entier. Aujourd’hui, quel regard portez-vous sur cette période ? C’était une période excitante. Nous sortions d’années […]
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Georges-Olivier Châteaureynaud : « Le fond de l’air sent l’Apocalypse »
Au premier abord Un Beau Diable s’apparente à un exercice de style, à une respiration après la rédaction de la trilogie de L’Autre Rive, une œuvre qui vous aura occupé longtemps… [...]
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Jon Fosse : catholique expérimental
C’est l’un des plus grands auteurs de théâtre vivant, qualifié de « Beckett du XXIe siècle » par Le Monde, et il achève un projet romanesque fascinant qui prouve que si Fosse est un nouveau Beckett, alors c’est Beckett + Dieu, car chez lui l’absurde mue en paradoxe mystique. Réunis en trois volumes, l’œuvre septologique de Jon Fosse, dont le dernier volume rassemble les deux derniers livres, est fondée sur un découpage simple : un jour un livre pour dérouler l’entièreté d’une semaine avant Noël dans une petite ville de Norvège. Asle, un peintre renommé et veuf entre dans une crise latente au fil d’actions quotidiennes : voir son voisin paysan avec lequel il doit passer le réveillon, porter ses toiles au galériste de la grande ville voisine, et prendre des nouvelles d’Asle, un autre peintre qui est son homonyme et son double, leurs vies ayant seulement un peu divergé, et ce deuxième Asle se trouvant à l’hôpital dans un état grave après avoir été récupéré ivre mort dans la neige par le premier. Contrairement au second, le premier Asle s’est sauvé de son alcoolisme par le catholicisme, a aimé fidèlement Alse, sa femme au prénom anagrammatique désormais décédée, mais étrangement présente, et s’est montré en général plus timide et contrôlé que l’autre, qui serait une version déraillée de lui-même, mais de presque rien. [...]
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« Ingeborg Bachmann » de Margarethe Von Trotta : on baille sec
Margarethe Von Trotta, muse de Rainer Fassbinder et de Volker Schlöndorff, est passée derrière la caméra depuis maintenant trente-cinq ans avec des résultats plus ou moins convaincants. On est plutôt dans le « moins » avec ce biografilm empesé de la poétesse autrichienne Ingeborg Bachmann où, non contente de nous servir des chromos dignes de Modes & Travaux, la réalisatrice se montre incapable de nous faire comprendre la nature de l’inspiration et du désordre qui semblent chahuter la raisonnablement belle Vicky Krieps (décidément abonnée aux rôles de femmes « historiques et casse-couilles »). [...]
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