
Beaucoup de romans sur la figure paternelle sont des règlements de compte. Chez vous, non…
Plainte, complainte, rancœur : oui, une littérature du ressentiment et de la lamentation prolifère. Pour ma part, je n’ai pas été violé, battu, discriminé. Ma famille et mon existence étant d’une banalité confondante, j’imagine d’autres vies que la mienne, même s’il y a toujours des choses vues ou vécues, des sentiments, des expériences d’inspiration plus ou moins autobiographiques. Comme un père est un pur roman, et cette figure paternelle qui surgit dans la vie de son fils plus de vingt ans après l’avoir abandonné sert de révélateur. Au début, cet homme, Patrick Berthet, apparaît comme un malotru, un fanfaron, un parasite, un beauf. Puis, le portrait se nuance, s’enrichit, s’affine. Plus largement, c’est un roman sur les préjugés, les apparences, les idées reçues, les jugements hâtifs.
Aviez-vous déjà écrit sur ces thèmes du secret de famille et du rapport au père ?…








