
Chaque année on se demande comment les emplumés de la funeste bamboche autocongralutoire des Césars va parvenir à faire pire que la précédente. Chaque année, on serre les dents devant le malaise des séquences destinées à arracher des grimaces à un public de manchots calfatés par le fric et la condescendance. Chaque année on est consternés par l’engagement en stuc des stars qui défilent, ronronnantes de ces mièvreries récitatives qu’elles prennent pour des uppercuts. Commençons par le positif : en se plaçant sous le patronage de l’acteur américain Jim Carrey, la cérémonie se dote d’un capital sympathie évident. Et tant pis si la star est défigurée par le bistouri au point qu’on a du mal à la différencier de Mickey Rourke : le trublion des années 90 dégage sur scène, pendant ses remerciements, une mélancolie poignante, rappelant ses origines françaises et le tout dans la langue de Marcel Carné, s’il vous plaît.…











