
On avait déjà rencontré le peintre pour ses magnifiques Épiphanies exposées aux Bernardins il y a deux ans. Sa technique de lavis et sa manière de peindre autour du blanc comme pour révéler la lumière brute, déjà présente, frappait le spectateur par un effet de pluie lumineuse qu’auraient déclenchée des circonstances spéciales : celles de certaines scènes bibliques, alors, auxquelles il rendait, en dépit du flou de sa touche, toute la précision vivante. Par sa figuration renouvelée dans l’éclat liquide, Boissoudy réanimait ces moments clés des évangiles, livrés à nous dans cette espèce de tremblement de l’instantané, d’éblouissement à la fois naturel et surnaturel, comme on ne l’avait jamais aperçu ailleurs.

À un autre degré du mystère
Après ces « épiphanies », autant de manifestations de la lumière divine par la lumière naturelle, Boissoudy nous offre aujourd’hui des « kairos », ces « moments favorables », puisqu’en grec, le terme désigne une opportunité décisive.…












