
Julien Rochedy s’affirme de plus en plus comme un penseur. Il aborde dans son dernier opus une question qu’il juge occultée : celle de l’identité des « Blancs ». À rebours du discours dominant qui considère la « blancheur » comme une construction vide ou coupable, il tente d’en proposer une généalogie historique et culturelle. Son ambition est vaste : comprendre ce que recouvre cette identité, pourquoi elle est devenue taboue et comment se la réapproprier, en donnant du sens à plus de trois mille ans d’histoire. Le pari est tenu.
Comment penser l’identité blanche sans tomber dans le racisme biologique ? Pour Rochedy, la négation de cette identité empêche de saisir la crise actuelle de l’Occident : sentiment de culpabilité, effacement culturel, perte de confiance en soi. Son essai cherche donc à redonner sens à une appartenance collective niée par la gauche, cette identité qu’il définit comme une empreinte : « Nous sommes toujours empreints de notre culture, de notre histoire, de notre peuple, souvent malgré nous. …








