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Le huitième des sept péchés : écrire des livres

Ils le font tous, à chaque échéance présidentielle, faisant fi de l’inévitable passage au pilon auquel ils s’exposent. C’est l’inévitable « confession politique » censée donner le « la » d’une campagne. Mélenchon est coutumier du fait, avec quelques navrantes originalités (comme un pamphlet anti-allemand complètement délirant, Le Hareng de Bismarck, trouvable dans toutes les bonnes ressourceries). Le voilà de retour avec Faites Mieux, dernière pièce de son édifice intellectuel. Enfin, « intellectuel » n’exagérons rien. Pour commencer, Mélenchon se contente de coller entre elles, avec une approximation de cancre, quelques pages Wikipédia sur les grosses problématiques du moment : surpopulation, réchauffement climatique, sans oublier le fameux « anthropocène », concept initié par les collapsologues et utilisé désormais à tort et à travers par tous les think tanks en carton-pâte et tous les consultants en green washing de France et de Navarre.

Ils le font tous, à chaque échéance présidentielle, faisant fi de l’inévitable passage au pilon auquel ils s’exposent.

Jean-Luc Mélenchon, le capitaliste

Le chef des Insoumis ne cesse de vitupérer contre le capitalisme et les riches. Pour autant, notre enquête montre qu’il imite les meilleurs entrepreneurs. En mars 2022, il a rempli une déclaration de patrimoine en vue de l’élection présidentielle. Il y déclarait deux biens immobiliers. Il possède un appartement à Paris d’une valeur d’1,2 million d’euros, auquel il faut retrancher 99 145 euros de prêt bancaire, et une maison dans le Loiret évaluée à 170 000 euros. Cela fait un patrimoine d’une valeur d’1 270 855 euros. Or, l’IFI commence à 1,3 million. Dès qu’il aura remboursé son prêt, ou si la valeur de son appartement continue de monter, il sera assujetti à l’impôt sur la fortune immobilière. La consécration ! Mais ce n’est pas tout. Opportunisme, rachat au rabais, vente avec plus-value, optimisation fiscale, souci des amis et de famille… depuis des décennies, M. Mélenchon pratique les affaires avec maestria et discrétion.…

Jean-Luc Mélenchon, le tropisme autoritaire

Mélenchon et la dictature, c’est une très vieille histoire d’amour. Dès les années 70, alors qu’il est encore « lamberto », son regard se tourne vers l’Amérique latine, là où l’avant-garde du socialisme révolutionnaire se déploie, souvent sous la houlette du régime cubain. Naturellement, il accueille la révolution bolivarienne d’Hugo Chávez comme un événement d’ordre messianique. Au début des années 2010, il échange à de nombreuses reprises avec le penseur argentin Ernesto Laclau, et dans son sillage souhaite insuffler aux Insoumis l’idée d’un « populisme de gauche », sur la base de la pensée politique de Laclau, qui est un agrégat de péronisme et de démocratie « populaire », c’est-à-dire d’un populisme bon teint assez peu regardant sur les questions de libertés individuelles.

Lire aussi : Jean-Luc Mélenchon, anti-flic primaire

En 2017, JLM prévoit dans son programme électoral d’associer à l’ALBA les départements français des Caraïbes et de la Guyane. L’ALBA, c’est l’alliance bolivarienne pour les Amériques, une zone de libre-échange créée par Hugo Chávez pour concurrencer l’Amérique du Nord.…

Jean-Luc Mélenchon, le séducteur des antifas et de l’ultra-gauche

Pendant longtemps, les antifas ont été abstentionistes, se réclamant d’un communisme révolutionnaire qui n’existe probablement que dans leurs fantasmes petit-bourgeois. Aujourd’hui, s’ils se rallient massivement à la candidature de Mélenchon, c’est parce que ce dernier a su flatter leurs bas instincts. Face à des candidats dont ils estiment qu’ils ne représentent pas leurs intérêts – trop ouvriers pour Nathalie Artaud, trop vieille France pour Fabien Roussel – Mélenchon incarne à leurs yeux la disruption qu’ils attendent… une disruption conçue et désignée pour les petits- bourgeois qu’ils sont : des citadins pour la plupart, issus de classes dominantes, et qui ont troqué de légitimes revendications sociales pour l’intersectionnalité et la pleurnicherie victimaire.Tout en voyant des nazis partout.

Lire aussi : Mélenchonisme systémique

Mélenchon partage avec les antifas cette loupe déformante qui leur fait voir la peste brune aux portes de la France. Cerise sur le gâteau, les antifas peuvent constituer une excellente garde rapprochée.…

La grande rentrée des conservateurs

À l’occasion de son dixième anniversaire, le Mouvement conservateur (ex Sens commun ) a tenu un rassemblement samedi 14 octobre. Le programme était millimétré : tables rondes, discours et rencontres entre cadres, sympathisants et militants. Une journée importante pour le mouvement qui espère mobiliser et consolider ses troupes pour les élections prochaines.

Les thématiques abordées restent fidèles au combat politique de la droite : famille, économie, immigration, sécurité et – aussi – l’écologie. La ligne reste claire : le conservatisme français doit résister et, pour cela, doit garder l’esprit de conquête, de renouveau et de victoire.

Le conservatisme à table

Les tables rondes ont vu de grands noms étrangers se succéder comme Philip Blond, ancien conseiller de David Cameron, Laszlo Trocsanyi, eurodéputé hongrois et ancien ministre de la Justice, ou encore Francisco José Contreras Pelaez, ancien député Vox de Séville. Alice Cordier, présidente de l’association Némésis, Bérénice Levet, essayiste ou encore Bertrand Alliot d’Action Écologie ont également pris part aux discussions.…

Terminus pour… Aurore Bergé

On l’a vue au bras de François Fillon pendant sa campagne présidentielle… puis aux côtés d’Alain Juppé lorsqu’il était pressenti à son tour à la Kommandantur Suprême… on l’a vue – bien sûr – minauder durablement avec Nicolas Sarkozy… Avant de devenir finalement la figure de proue du Macronisme. Avant d’être la «?cogneuse?» auto-proclamée des députés Renaissance, Aurore Bergé c’est surtout une girouette faite femme, toujours à l’affût du meilleur perchoir. Toujours à jouer des coudes pour se mettre dans le sens du vent. Avec un look savamment étudié pour se fondre dans son milieu?: catho-BCBG avec Fillon, working girl sexy-chic avec Sarkozy, bourgeoise épanouie du littoral avec Juppé… avec Macron, c’était un peu plus compliqué.

Lire aussi : Terminus pour…Raphaël Arnault

Pas évident de saisir ce qui fait l’essence de la Macronie, c’est sûr?: notre bon président lui-même est un expert en camouflage politique. Alors Bergé s’est cherchée un peu.…

Terminus pour…Raphaël Arnault

Drôle de titre de noblesse. À 28 ans, Raphaël n’est à peu près rien mais il est officiellement célèbre: il a été invité en avril dernier à l’Assemblée nationale par l’inénarrable Aurélien Taché pour y dispenser ses lumières à propos des dangers de l’ultra-droite. Le palais Bourbon tenait un bel expert. Car Raphaël Arnault est lyonnais, et il lançait en 2018 dans la Capitale des Gaules le mouvement dit antifasciste de la Jeune Garde, qui a depuis essaimé dans plusieurs villes françaises.

Raphaël, il faut commencer par ta bêtise, qui nous ravage le cœur comme le souvenir du dernier baiser du premier amour. La force nous manque pour évoquer ce regard de prim’holstein bien nourri, cette application d’élève médiocre quand tu te sens forcé d’aligner trois termes d’un jargon sociologico-quartierlatiniste parce que des âmes asséchées par les bibliothèques t’ont joué un tour cruel, en te persuadant qu’il était la condition de ta respectabilité intellectuelle.…

9-3 : le règne du roi Nupes

Douze circonscriptions sur douze. Avec un score souvent stalinien, la gauche française a fait triompher le drapeau rouge sur le quatre-vingts treizième département français. Un drapeau aux trois nuances de rouge en réalité puisque, si les douze circonscriptions ont élu voire réélu un député Nupes, il y a dans le détail huit députés issus de la France insoumise, deux du Parti communiste, un du Parti socialiste et, cerise écarlate sur le gâteau carmin : un trotskiste lambertiste (un mot que le correcteur Word ne connaît pas et propose de remplacer par « islamiste », cocasse n’est-ce pas?), Jérôme Legavre, élu dans la circonscription de Montfermeil et du Raincy, comme un clin d’œil de l’Histoire puisque « c’est la première fois qu’un candidat du Parti ouvrier indépendant siégera à l’Assemblée nationale » relève Jérôme Sainte-Marie qui, comme un entomologiste patient, décortique encore cette gauche qu’il a quitté. Comment expliquer cet engouement pour la gauche vis-à-vis d’un département qui, à vrai dire, ne croit plus vraiment aux lendemains qui chantent mais plutôt aux cieux qui se voilent ?…

L’Incorrect

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