
Les premiers engagements et la formation d’un dirigeant politique se voulant radical sont toujours intéressants à explorer et à connaître. Issu d’une famille de pieds-noirs d’ascendance espagnole ayant vécu en Algérie puis au Maroc avant de s’installer en métropole à la faveur de la décolonisation, Jean-Luc Mélenchon n’y fait pas exception. Chez lui, c’est indéniablement le trotskisme qui a été le creuset central de sa formation politique.
C’est en 1971, une double licence de philosophie et de lettres obtenue à l’université de Franche-Comté, que le jeune Jean-Luc Mélenchon, 20 ans à peine, adhère à l’Organisation communiste internationaliste (OCI), organisation politique minoritaire qui s’oppose alors localement au Parti socialiste unifié (le PSU dirigé par Michel Rocard) et à la Ligue communiste révolutionnaire (la LCR d’Alain Krivine) pour le contrôle de l’organisation étudiante UNEF à Besançon. Plus que les évènements de mai 1968, c’est l’écrasement de l’insurrection de Prague la même année par l’Armée rouge qui a fait choisir la voie du trotskisme ouvriériste à Jean-Luc Mélenchon plutôt que celle du communisme orthodoxe incarné par le PCF.…







