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Les Herbiers : en rouge et noir
Pendant deux mois, Les Herbiers, commune vendéenne de 16000 habitants située à deux pas du Puy du Fou, a vécu à l’heure du foot. Un vrai chemin… de paradis. Tout a commencé un 6 février, mais on était loin de penser qu’on verrait finalement la place de la Concorde. Ce jour-là, le VHF – Vendée Les Herbiers Football, fondé en 1919 par le vicaire de la paroisse, l’abbé Rousseau – joue les huitièmes de finale de la coupe de France au stade de l’Abbé-Deschamps – autre vicaire, qui finira protonotaire apostolique – contre le club mythique de l’AJ Auxerre, certes descendu en Ligue 2 mais quadruple vainqueur de la coupe de France. Seule une cinquantaine de supporters a pu faire le déplacement. Auxerre, c’est loin (500 bornes) et on ne sait même pas si le match aura lieu. « À cause de la neige, nous étions les seuls à rouler », se souvient l’un eux. En arrivant, ils hallucinent : « Nous nous sommes retrouvés encadrés par des CRS ! » Des hooligans, les Herbretais ? Pas vraiment. Le supporter du VHF, c’est monsieur et madame tout-le-monde. On vient au stade en famille pour encourager un club qu’on connaît, des joueurs que l’on croise dans la rue. Les soirs de match, on se relaie pour tenir la buvette ou ramasser les ballons. Le week-end, on encadre les minots qui jouent contre les clubs voisins. Le tout bénévolement. Au bout de 90 minutes, c’est : « Et un, et deux, et trois zéro ! » Le VHF sort de façon magistrale le club de Guy Roux et décroche son billet pour les quarts de finale. Pour la première fois, un club vendéen est qualifié pour les quarts. L’aventure peut réellement commencer et dès lors, c’est toute une ville qui se met aux couleurs du club. « En rouge et noir », comme le chantera dans un clip créé pour l’occasion avec les supporters le Vendéen Philippe Katerine. À la mairie, on tire les premières affiches. Du côté de l’association des commerçants, on se mobilise. Yohan Lérin, son président, nous explique : « Nous avons (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Entretien avec Philippe Forget : l’obsession identitaire

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Alors que l’évocation des crises identitaires saturent les médias, que la crainte de conflits communautaires polarisent les forces politiques et paralysent nos États, le philosophe Philippe Forget propose une réflexion originale et stimulante au carrefour de la stratégie, de la politique et de la philosophie de la culture. 

 

Tout discours collectif semble aujourd’hui dominé par la logique victimaire des minorités. Les injonctions morales ou les mots d’ordre communautaires s’imposent, de #PrayForParis à #BalanceTonPorc. En amont, cette nouvelle donne ne traduit-elle pas la victoire de réseaux, condamnant l’État-nation à l’obsolescence ?

Oui, le rôle des réseaux sociaux est devenu stupéfiant. Il y a un demi-siècle, l’affaire Weinstein serait restée un fait divers, anecdotique. Or, durant des semaines, le consommateur d’informations et opinions a été matraqué de « moraline » inquisitrice. Par les réseaux sociaux, les campagnes de propagande acquièrent encore plus d’efficacité que par les seuls mass médias officiels, car elles se diffusent comme une épidémie mentale parmi les myriades d’individus connectés techniquement mais séparés civilement.…

L’opium du religieux
Emmanuel Macron, dans son discours aux Bernardins du 9 avril, a qualifié l’électorat catholique d’animal étrange. Ceux qui, traumatisés par le fiasco Fillon, sont aujourd’hui orphelins après avoir été la dupe de beaucoup, le seront-ils une fois de plus ? Macron sait faire des discours. Libération évoque « une dissertation bien troussée par un président « philosophe » et son staff de trop bons élèves ». D’ailleurs, il n’a même pas peur de l’union de la gauche reconstituée pour l’occasion contre l’atteinte à la laïcité ! Comme pour l’anniversaire de l’assassinat du père Hamel, le 26 juillet 2017, il a fait tourner les algorithmes et utilisé le champ lexical de l’autre. Celui qui est le meilleur représentant du tout économique fut « en plein délire métaphysique » comme le souligna La France insoumise. L’européiste atlantiste osa utiliser un ton barrésien avec une pointe de personnalisme : « Je considère que la laïcité n’a certainement pas pour fonction de nier le spirituel au nom du temporel, ni de déraciner de nos sociétés la part sacrée… »   Tout ça pour ne rien dire réellement tout en faisant la leçon à l’Église. Macron a finalement parlé comme un évêque, dans la juste mesure mais avec autorité. Aucun engagement (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Tiens, voilà du boudin
Justine et Marine ont 24 ans. Diplômées d’HEC et d’UniLaSalle (l’école d’agronomie de Beauvais), elles sont toutes deux CEO d’une startup qui a le vent en poupe : « EatMe® ». Rencontre avec deux filles qui n’ont pas froid aux yeux.
Romain Caillet : Docteur Jihad
C’est un membre discret de la dream team des analystes du jihad depuis 10 ans. Il a quitté les pesanteurs de l’Université pour s’adonner à sa passion: la jihadologie dont il est l’un des meilleurs connaisseurs. Parcours original d’un chercheur qui trouve. A 40 ans, Romain Caillet est un garçon comblé. Sous des abords timides que vient masquer une courte barbe, il a le débit rapide. Son blog sur le site de Libération est rapidement devenu une référence pour tous ceux qui travaillent sur l’islamisme en France et à l’étranger. Y compris les services qui ont dû rattraper leur retard dans ce domaine… Dans son enfance, Romain Caillet a fréquenté l’enseignement catholique, ce qui n’a visiblement rien changé à son indifférence religieuse : « l’enseignement catholique sous contrat, c’est comme le public, sauf que tu payes ». Le vrai tournant, c’est à la fin de son lycée effectué dans le public, où il se convertit à l’islam. « A posteriori, même si j’évoluais dans un environnement où j’avais des copains musulmans, il ne s’est pas agi d’acculturation. Ce qui m’a interpellé c’est leur capacité à se revendiquer musulmans sans être particulièrement pratiquants. Un peu comme d’autres immigrés du sud de l’Europe revendiquaient leur catholicisme autrefois. » C’est néanmoins auprès de musulmans pratiquants, issus des Frères Musulmans ou du courant salafiste, que Romain Caillet apprend (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Robert Redeker : L’attaquant
      Robert Redeker n’est pas à une fatwa près et s’il est l’un des rares intellectuels français à aimer le football, il ne craint pas d’en dénoncer les travers. Qui aime bien châtie bien.     Vous écrivez « le football est un rêve sans contenu ». Est-ce si important d’avoir du contenu dans un rêve ? Ne vaut-il pas mieux une émotion brute, directe ?   Le rêve est la matière de la littérature, de la psychanalyse aussi, et lorsqu’on explore l’inconscient ou le subconscient, le rêve est quelque chose de très riche, porteur d’autres mondes. Alors que lorsqu’on parle de rêve au sujet de foot, on ne lui trouve pas de contenu. Quand on dit aux joueurs de foot « faites-nous rêver », on ne trouve pas grand-chose. Rêver de quoi? Faitesnous rêver de la victoire, répondent-ils en chœur! C’est d’une grande pauvreté de contenu ! Nous vivons – j’en suis persuadé – ce que Gilles Lipovetsky a appelé il y a déjà quelque temps l’ère d vide; l’emploi du mot « rêve » pour le football correspond à cette ère du vide.     Dans votre ouvrage, les critiques les plus corrosives sont articulées autour de la sémantique. À propos de l’usage des mots « star », « rêve » ou « artiste », votre propos est assez virulent. Est-ce tout simplement un problème de langage ?   En vérité ce n’est pas le football que j’attaque dans ce livre. C’est un petit peu l’univers du football, capitaliste, le foot comme industrie. C’est surtout le vocabulaire utilisé au sujet du football. En disant d’un joueur de foot qu’il est un héros, l’on s’empêche de saisir la valeur de l’héroïsme. Maradona fut un joueur fabuleux qui a donné au football des moments magnifiques, mais ce n’est pas ce qu’on appelle un héros. Un héros est un être qui se sacrifie. Or, un footballeur c’est l’inverse. Il ne se sacrifie pas; il a tous les avantages de la société. Le héros perd tout alors que le footballeur cumule tout. Enfin, le héros est en (…)   A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
« Lutte contre les Fake News », une arme de répression intellectuelle massive

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La loi de lutte contre les « fausses informations » est un peu comme l’enfer, pavée de bonnes intentions. Fausse bonne idée pensée pour diminuer les risques d’ingérence étrangère lors des prochains scrutins, la loi voulue par Emmanuel Macron suscite de nombreuses réactions négatives des professionnels des médias et des associations défendant les libertés d’expression et d’opinion.

 

« On va se dire les choses, en vérité Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse et des journalistes mais comme des organes d’influence, de propagande et de propagande mensongère, ni plus ni moins », lançait Emmanuel Macron devant Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse commune à Versailles, répondant à la question d’une journaliste russe qui s’étonnait du traitement subi par ses confrères durant la campagne présidentielle française. Puis, le Président ajoutait en suivant que « Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d’influence ».…

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