
Société


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Alors que l’évocation des crises identitaires saturent les médias, que la crainte de conflits communautaires polarisent les forces politiques et paralysent nos États, le philosophe Philippe Forget propose une réflexion originale et stimulante au carrefour de la stratégie, de la politique et de la philosophie de la culture.
Tout discours collectif semble aujourd’hui dominé par la logique victimaire des minorités. Les injonctions morales ou les mots d’ordre communautaires s’imposent, de #PrayForParis à #BalanceTonPorc. En amont, cette nouvelle donne ne traduit-elle pas la victoire de réseaux, condamnant l’État-nation à l’obsolescence ?
Oui, le rôle des réseaux sociaux est devenu stupéfiant. Il y a un demi-siècle, l’affaire Weinstein serait restée un fait divers, anecdotique. Or, durant des semaines, le consommateur d’informations et opinions a été matraqué de « moraline » inquisitrice. Par les réseaux sociaux, les campagnes de propagande acquièrent encore plus d’efficacité que par les seuls mass médias officiels, car elles se diffusent comme une épidémie mentale parmi les myriades d’individus connectés techniquement mais séparés civilement.…






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La loi de lutte contre les « fausses informations » est un peu comme l’enfer, pavée de bonnes intentions. Fausse bonne idée pensée pour diminuer les risques d’ingérence étrangère lors des prochains scrutins, la loi voulue par Emmanuel Macron suscite de nombreuses réactions négatives des professionnels des médias et des associations défendant les libertés d’expression et d’opinion.
« On va se dire les choses, en vérité Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse et des journalistes mais comme des organes d’influence, de propagande et de propagande mensongère, ni plus ni moins », lançait Emmanuel Macron devant Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse commune à Versailles, répondant à la question d’une journaliste russe qui s’étonnait du traitement subi par ses confrères durant la campagne présidentielle française. Puis, le Président ajoutait en suivant que « Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d’influence ».…
L’Incorrect
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