Skip to content
AG de Nantes : l’Assemblée des Guignols
Ah, les « AG » universitaires, où se décident généralement le sort, non pas d’une fac, ni même de la France, mais du monde entier ! Les Français ont toujours souffert du syndrome de la réunionite aigue, dont les premiers symptômes peuvent se faire jour dès l’adolescence. Le patient aura tendance à ne plus raser les quelques poils de son menton, se greffe un vieux tee-shirt à l’effigie de Che Guevara mal odorant, et développe un esprit grégaire qui le pousse à occuper bruyamment des espaces clos pour réclamer des privilèges extravagants. Visite exclusive d’un sanatorium universitaire nantais.
Notre-Dame-des-Landes : Mad Max en Pays de la Loire
Les images qui arrivent de Notre-Dame-des-Landes sont tout bonnement insupportables. Quelques dizaines d’individus semi-clochardisés occupent illégalement des terres qui ne leur appartiennent pas, défiant l’Etat et la population locale. Et pourtant, certains courants de l’opinion, parfois même de droite, trouvent le moyen de défendre ces zozos nuisibles et désocialisés, qui vivent dans la crasse la plus totale, dans des bidonvilles sordides faits de bric et de broc depuis lesquels ils se soustraient aux règles de civilité les plus élémentaires, refusent toute espèce d’autorité, régressant à un stade de l’évolution humaine qui, à bien des égards, souffrirait de la comparaison avec l’ère du Néolithique.
La culture des âmes plutôt que la politique des choses
L’école, l’instruction, l’éducation, l’université ne doivent jamais être remises entre les mains du politique. Car le politique recherche l’exact inverse de ce que poursuit l’éducation. L’éducation forge des hommes libres ; le politique modèle des administrés. L’éducation enseigne les rigueurs de la liberté ; le politique instille l’amour de la servitude. L’éducation conduit à la politique du bien commun; tandis que le politique s’empare de l’un et de l’autre pour les défigurer dans le visage unique de l’Administration, qui façonne inéluctablement des hommes conformes à ses services.
 Marc Zuckerberg et la cyborg-économie
Dans le Faust de Murnau, la venue du diable sur Terre est annoncée par la chevauchée lyrique des Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, allégories sublimes de l’anéantissement du monde par la Conquête, la Guerre, la Famine et la Mort. Pour d’aucuns, les fléaux de nos temps sont bien moins grandioses ; ils sourdent en ce que nos quotidiens recèlent de plus familier : nos informations (Google), nos loisirs (Apple), nos sociabilités (Facebook), ou encore nos consommations numériques (Amazon). L’irruption de l’Internet grand public il y a deux décennies a consacré l’avènement d’entreprises transnationales, d’origine américaine, devenues à ce point hégémoniques qu’elles cristallisent aujourd’hui nombre de fascinations et de défiances à l’égard du « monde d’après ».
Macron prendrait-il les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages ?
Emmanuel, monsieur le Président, on voulait te vous dire, les camarades et moi : faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages. Là, tu vois, on a senti que tu donnais bien bien dans la complexité et que tu nous l’emberlificotais façon liane tendance ronce, ta laïcité ouverte.
Peggy Sastre, féministe mutante
Peggy Sastre est une féministe atypique. Traductrice et collaboratrice de Slate et L'Obs, elle est la principale représentante française d'un « évoféminisme » enraciné dans les sciences de l'évolution. Progressiste déclarée, qui propose aux femmes de sortir de leur « condition de mammifères placentaires », Peggy Sastre avait signé la tribune revendiquant le "droit à importuner" pour les hommes, aux côtés de Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie, ou encore Catherine Millet, non sans générer de nombreuses réactions, en France comme dans le monde anglo-saxon, sensible aux spécificités françaises. Entretien.
Name and shame
Décolonialisme, afro-féminisme, antiracisme racisé et racialiste, soutien au port du voile… La haine de la France ne manque pas d’être souvent invitée à la télévision. À bien des égards, le parcours de Rokhaya Diallo aurait pu être cité en modèle d’intégration réussie. Née dans la capitale de parents sénégalais et gambiens de la classe ouvrière, la médiatique chroniqueuse de Touche Pas à Mon Poste a été une étudiante exemplaire avant de devenir une militante professionnelle de la cause des « minorités visibles ». Alors que Rokhaya Diallo s’apprêtait à embrasser une carrière des plus classiques dans le secteur privé, les morts accidentelles de Zyed Benna et Bouna Traoré, élément déclencheur de la série d’émeutes quasi-insurrectionnelles de 2015, agirent comme un révélateur: elle serait désormais le porte-voix des oubliés, des « damnés de la terre » et autres victimes ontologiques de l’oppression systémique du patriarcat occidental. Fini l’antiracisme bisounours des « grands frères » socialistes, place à la lutte « décolonialiste » et « intersectionnelle », poursuite contemporaine du combat d’émancipation des peuples anciennement colonisés. Un « antiracisme » offensif en forme de Lutte des races   Derrière les barbarismes et les néologismes des « afroféministes » du collectif Mwasi, des mal nommés « Indigènes de la République », ou des « Indivisibles », du nom de l’association créée par Rokhaya Diallo en 2007, distribuant des Y’a bon Awards aux personnalités coupables de déclarations jugées racistes, se cache (...) À découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest