
Société


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L’anse d’un mug est tantôt à droite – si vous regardez son avant – et à gauche – si vous l’imposez à votre interlocuteur. Dans une société de l’image, il ne pouvait pencher que d’un côté.
Mug est masculin. Il se prononce meugue et remplace moque, qui est français et féminin. La moque est un cylindre bien large pourvu d’une anse, que les marins affectionnaient car il permettait de boire sans renverser. Boire le café ou le rhum, voire le bouillon, qu’importe, la moque était loyale et franche, en faïence ou en métal, facilement posée et restant à sa place, comme une ordonnance discrète et efficace, la gardienne fidèle des menus plaisirs du bord – car enfin, que serait la vie à bord d’un navire si on ne finissait pas par empoigner sa moque, ou une moque pour y verser le chaud ou le froid, le revigorant en tout cas ?…

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Par Alain Paillard et Jacques Bichot
La réussite (ou l’échec) d’un président de la République est souvent mesurée à l’aulne de l’évolution d’indicateurs économiques : PIB, chômage, emploi, niveau de vie, investissements réalisés par les entreprises, finances publiques, etc. Des indicateurs plus « sociaux » sont également utilisés : taux de criminalité et de délinquance, taux de pauvreté, indices d’inégalité de revenus, classements internationaux en matière de performances scolaires, et ainsi de suite. Et, bien entendu, des enquêtes d’opinion sont menées en grand nombre sur l’action et la personne du Président. En revanche, il n’entre absolument pas dans les habitudes de recourir à un indicateur démographique. Ceci est regrettable pour au moins deux raisons.
Pourquoi la natalité est un indicateur important pour apprécier l’action de nos dirigeants
La première est l’importance de la démographie, et particulièrement des naissances : c’est d’elles que dépend au premier chef l’avenir à long terme de notre pays.…


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Première partie de la semaine politique de L’Incorrect
« Il y a en France un apartheid territorial, social et ethnique », avait dit Manuel Valls lors de ses vœux à la presse du 20 janvier 2015. Des mots qui avaient entrainé une levée de boucliers quasi générale de la part de la classe politico-médiatique, quelques jours après l’attentat contre les locaux de Charlie Hebdo. Ce qui était une réalité il y a deux ans ne l’est donc plus aujourd’hui, puisque lors de la remise de son rapport relatif aux banlieues au Premier ministre Philippe, Jean-Louis Borloo a mis en garde contre l’éventualité de la création d’un apartheid de fait entre ces quartiers qu’on décrit pudiquement comme « populaires » et le reste du territoire national.
En fait d’« apartheid », il faudrait parler de « séparation ». Vous me rétorquerez qu’en afrikaans, « apartheid » peut être traduit par « séparation », mais le terme désigne aussi une politique.…

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Le jeudi 26 avril, le ministre de l’Éducation Nationale publiait quatre « recommandations » à l’attention des enseignants du primaire. Le but ? Fixer un cadre devenu chaotique et insister sur le nécessaire apprentissage des fondamentaux.
Réaction du syndicat SNUIPP-FSU, par la voix de sa secrétaire générale invitée de RTL Midi : « Il (Blanquer) est en train de nous dire il y a une bonne méthode, il y a un bon manuel qui existe et on en aurait pas eu connaissance, et voilà il arrive et il nous délivre tout cela (…) On est sur un ministre qui finalement ne s’adresse pas tant aux enseignants qu’à l’opinion publique, à laquelle il dit vous allez voir avec moi cela va bien se passer, je leur donne une petite notice, qui est un peu grande, hein, car elle fait 130 pages et avec cela on va avoir de bons enseignants et on va résoudre les problèmes (…) On est loin de l’école de la confiance (…)».…

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Alors qu’un mouvement de gronde sociale, largement attisé par certaines organisations syndicales (la CGT et Sud en tête) semble s’enraciner depuis plusieurs semaines, on ne cesse d’entendre parler de convergence des luttes, un peu comme si soixante ans après les faits, l’épopée du joli mois de mai devait recommencer. Les cheminots aussi bien que les pilotes d’Air France, la fonction publique hospitalière au même titre que les électriciens/gaziers, les surveillants pénitentiaires, les retraités et maintenant Geneviève de Fontenay, ont des griefs à adresser à un gouvernement auquel ils reprochent de mener grand train de réforme, d’en oublier la concertation, d’user généreusement d’ordonnances et de procédures accélérées. Auparavant, on criait à l’inertie, on déplorait une France incapable d’évoluer, de se conformer aux impératifs de notre temps. Passons.
Dans ce contexte, les jeunes ont trouvé un prétexte à la mobilisation : la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE).…
L’Incorrect
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