
Société



Brushing blond, pull rose, l’air rigoureusement honnête, cette sympathique retraitée n’a qu’une seule passion : le Président Macron. Bien souvent c’est Calliope qui l’inspire, d’autres fois la mutine Erato -muse un tantinet « olé olé »- la caresse de ses doigts fébriles. Quelques exemples parmi tant d’autres !
Derrière notre Président érigé en modèle de vigueur se dresse une nation athlétique. Des corps gainés, veinés par la force de l’âge, aux fronts plissés par la détermination et l’effort de guerre, pénétreront s’il le désire le champ de bataille pour pilonner l’ennemi.
Comme des dizaines de millions de Français, j’en ai plein le cœur. Notre Président me comble et je guette chacune de ses apparitions, chaque bain de foule, pour lui rendre un peu de son amour. Allons le trouver, allons le remercier !
J’étais parmi les tout premiers. Nous sommes désormais des dizaines de millions à bâtir notre Renaissance. #TiensBonMacron #TBM
Mais le monde étant monde, nombreux sont ceux qui tentent de noircir un si pur amour, allant jusqu’à suggérer que ce compte serait un faux !…

Le terme « État de droit » n’apparaît dans la littérature juridique française qu’à une époque récente. Il est emprunté à l’allemand Rechtsstaat qui, historiquement, ne veut rien dire d’autre que la soumission du fonctionnement de l’État à un système cohérent et hiérarchisé de règles. Il n’a pas de contenu programmatique ou moral précis.
Cependant, en France comme ailleurs en Europe, « État de droit » est devenu un mot-valise, qui a une signification tantôt juridique, tantôt philosophique, voire transcendantale. Dans cette dernière acception, il devient une religion dont les « droits fondamentaux » sont le credo, le juge le grand officiant, les groupes militants les prédicateurs, et le dépositaire de l’autorité la figure démoniaque. Telle la statue du Commandeur, la notion d’État de droit est brandie face au gouvernement et au législateur pour leur interdire, lorsqu’ils traitent de sécurité, de justice pénale ou d’immigration, toute modification de l’état du droit, dès lors qu’elle porterait ombrage aux droits individuels. [...]
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Pour quelles raisons avez-vous décidé d’organiser ce colloque ?
Il y a d’abord le calendrier : nous avons fêté en 2025 les 800 ans de la naissance de saint Thomas d’Aquin, et il me paraissait intéressant de clore cet anniversaire par une remise à l’honneur de l’œuvre magistrale de ce géant qu’a produit notre civilisation, à son apogée intellectuelle. Par ailleurs, toute politique sérieuse se fait sur la base d’une définition que nous avons de l’homme, et celle de saint Thomas d’Aquin doit nourrir notre réflexion. Ce colloque est aussi là pour promouvoir une définition de la politique qui retrouve l’Être, qu’elle avait délaissé pour l’Avoir, selon une formule très juste de Patrick Buisson. La première responsabilité d’un responsable politique, c’est de connaître la nature humaine, puisqu’il a l’ambition d’être aux commandes de la destinée d’un peuple. C’est le premier message que je veux faire passer : le politique ne peut se contenter d’être un simple administrateur des rapports humains.…

La scène se passe dans une petite ville rurale. Salle. Une trentaine d’élèves. Sur le côté, leurs profs. Devant eux, Bettina Lioret. « Journaliste à France Inter ». Elle bosse notamment dans « Affaires Sensibles » de Fabrice Drouet.
Madame Lioret intervient dans le cadre de l’EMI ou Éducation aux Médias à l’Information, un truc dans le programme des collégiens pour les mettre en garde sur les fake news et le danger des réseaux sociaux. La journaliste leur fait part de son expérience professionnelle et, au moyen d’un jeu recommandé par l’Éducation nationale « 36h à la Rédac : la disparition de Mateo », les amène à s’interroger sur la pertinence de telle ou telle info qui circule sur les réseaux sociaux, à repérer les fake news, les sites de fausse information, tout le toutim… Et elle le fait bien ! Son malin ménage lui permet de faire le tour des académies aux votes RN très importants : Calvados, Charente-Maritime, Côtes d’Armor, Côte d’Or, Eure-et-Loir…
Car Bettina Lioret a son petit biais à elle.…

La fin d’année fut mouvementée. Ce qu’on appelle désormais l’affaire Legrand/Cohen n’a pas dit son dernier mot. Mais on peut être certain d’une chose, c’est qu’il y aura un avant et un après. La peur s’est inversée et l’hégémonie de la gauche culturelle s’est sérieusement effritée. Elle ne s’en remettra pas. Un exemple parmi d’autres : notre brillante consœur du Figaro Eugénie Bastié sur son compte X révéla que Slash, la plateforme de France Télévision destinée à la jeunesse, eut l’idée étonnante de faire la promotion d’une certaine « Madame Vanessa ».
Pourquoi donc ? Parce que cette Madame Vanessa déclare gagner entre « 20 et 30 000 euros par mois » en postant des photos d’elle sur la plateforme érotico-pornographique OnlyFans. Traduction : elle fait le tapin sur internet. Branle-bas de combat dans le bunker de l’audiovisuel public, on supprime, on passe des coups de fil, on se contorsionne comme un acrobate chinois pour plaider l’erreur ; bref, on fait marche arrière en 6e vitesse.…

Le combat pour l’école libre victorieusement mené en 1984 est-il en passe d’être perdu aujourd’hui ? Face à l’agressivité de l’appareil d’État instrumentalisant la laïcité pour caporaliser l’enseignement catholique, la question mérite d’être posée. Ou bien cette agressivité est-elle l’un des symptômes d’une institution au bord de l’effondrement et entrée dans une fuite en avant idéologique ?
Suite à l’affaire Bétharram, Élisabeth Borne, alors ministre de l’Éducation nationale, avait annoncé 1 000 contrôles dans les écoles privées avant la fin de l’année. L’actuel ministre, Édouard Geffray, a indiqué fin octobre que plus de 850 contrôles avaient déjà été menés et que l’objectif serait effectivement atteint.
Mais c’est peu dire que ces contrôles se sont très mal déroulés. Auditionné le mardi 2 décembre par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, le secrétaire général de l’enseignement catholique Guillaume Prévost avait alerté de « graves abus d’autorité » lors de certaines inspections « une trahison profonde de la confiance des familles et un dévoiement grave de l’autorité dont nous avions la charge ».…
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