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Burke ou le conservatisme salvateur.

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© Louis Lecomte pour L'Incorrect

Marion Maréchal a participé à une rencontre internationale, co-organisée par la Fondation Edmund Burke et l’association Nazione Futura avec comme sujet : Dieu, honneur et patrie. C’est l’occasion de rappeler le génie visionnaire de Burke (1729-1797).

 

Trop longtemps ignorée par le politiquement correct, la pensée de Burke revient en force et c’est tant mieux. Critique de la Révolution française et de ses errances philosophiques, l’auteur irlandais a su mettre en évidence les principes destructeurs de cette « période » chimérique, faussement moderne et profondément haineuse. Et il faut percevoir l’esprit de Burke, composé à partir d’un conservatisme salvateur et d’un « pragmatisme réaliste » (certains définissent ce réalisme comme un naturalisme politique). Esprit visionnaire ? assurément !

Ses constats politiques pourraient éclairer l’actualité française. « Mais le temps des chevaliers est révolu. Lui a succédé celui des sophistes, des économistes et des calculateurs » (Réflexions sur la Révolution de France). Cette citation résume tout : consumérisme et progrès technique dominent à présent les foules, au nom d’un calcul abstrait et étouffant. Et on peut satisfaire alors les instincts les plus fous, que les automatismes techniciens de l’État centralisateur viennent honorer.

 

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Burke (presque deux siècles avant Jacques Ellul) annonce donc la prise de pouvoir de la technique, devenue nouvelle religion d’État et permettant la mise en place d’un système dictatorial. L’auteur irlandais définit déjà ce que nous pouvons aujourd’hui nommer transhumanisme. Et le cheminement métaphysique de la Révolution française, « transhumaniste » avant l’heure (en se privant de la réalité sociale et traditionnelle d’une époque), a provoqué chaos et sauvagerie. Et tout recommence en 2020.

Le progressisme actuel, dogmatique et narcissique, n’a plus de limites, s’appropriant une vérité sociale qu’il a lui-même dessinée. Le chaos est bien là, comme l’éternel recommencement d’une histoire française trop ancrée dans ses formes « universalistes » trompeuses et arbitraires. Aussi, celles-ci font naître des élites dominantes au détriment d’autres classes sociales, délaissées car trop passéistes et donc pas assez modernes : les Gilets jaunes sont ces classes sociales négligées.

 

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Alors comment se défendre ? Et Burke une fois de plus nous vient en aide : pragmatisme et conservatisme doivent marcher ensemble ; réalisme et héritage ne peuvent se désunir car seul l’homme en phase avec son cadre « spatio-temporel » résiste au pouvoir menaçant du progrès et seule la tradition « fraternelle » permet l’équilibre sociétal, luttant contre le sentiment français de « panurgisme » culturel. Merci à Burke de nous rappeler « qu’un État qui n’a pas les moyens d’effectuer des changements n’a pas les moyens de se maintenir ».

 

Sylvain Marcou

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